IDRISSA GANA GUÈYE, DE BRUYNE, ROSE, AUBAMEYANG... LA PREMIER LEAGUE S’ENGAGE CONTRE LE RACISME

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FOOTBALL

A l’initiative du syndicat des joueurs professionnels en Angleterre et au pays de Galles, les footballeurs sont invités ce vendredi à ne pas utiliser leurs réseaux sociaux à travers la campagne #Enough. Explications.

Trop, c’est trop. La bêtise s’est banalisée et il ne se passe plus une semaine sans qu’un joueur soit victime d’insultes racistes, au Royaume-Uni comme ailleurs. Pour lutter contre ce phénomène grandissant, l’Association des footballeurs professionnels (PFA), le syndicat des joueurs en Angleterre et au pays de Galles, a décidé de lancer la campagne #Enough en cette fin de semaine.

A partir de 10 heures ce vendredi, les joueurs sont invités à ne plus utiliser leurs réseaux sociaux pour une durée de vingt-quatre heures. Non sans y avoir posté au préalable un carton rouge flanqué du mot "assez", accompagné d’un message on ne peut plus clair : "Nous prenons position contre les abus racistes. Nous reconnaissons que nos comptes sociaux impliquent une responsabilité donc nous utilisons notre voix pour s’opposer aux abus racistes. Ensemble, nous appelons les réseaux sociaux et les instances du football à en faire davantage !"

"Quand j’ai dit que j’avais hâte d’arrêter le football, c’est à cause du racisme auquel nous, beaucoup d’autres joueurs et moi, avons été soumis durant toutes nos carrières", explique le défenseur de Tottenham Danny Rose sur le site de la PFA. "Le football a un problème avec le racisme. Je ne veux pas que les futurs joueurs endurent la même chose que nous. Collectivement, nous ne pouvons pas rester sans rien faire alors que trop peu de choses sont faites par les autorités du football et les entreprises derrière les réseaux sociaux pour protéger les joueurs de ces abus écœurants."

"Il est temps que Twitter, Instagram et Facebook envisagent sérieusement de réguler ce qui se passe chez eux, de prendre la responsabilité de protéger la santé mentale de leurs utilisateurs peu importe l’âge, la race, le sexe ou les revenus", assure de son côté Chris Smalling, défenseur de Manchester United. "J’ai conscience d’être dans une position privilégiée et j’en suis très heureux mais, au bout du compte, nous sommes tous humains. En tant que dirigeant d’une association caritative travaillant sur l’éducation des plus jeunes, il est de mon devoir de me faire le porte-parole de cette cause. Nous devons faire bien plus contre toutes les discriminations." Le message est passé. Sera-t-il seulement entendu ?

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