IDRISSA SECK SORT DE L’OMBRE : « JE NE CRITIQUERAI PLUS MACKY SALL »

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INVESTI PAR LES FDS

Après s’être imposé le silence pendant longtemps, Idrissa Seck a repris la parole en public, ce dimanche 23 décembre 2018 à Dakar, lors du meeting d’investiture des Forces démocratiques du Sénégal (FDS), mouvement politique lancé par un de ses alliés, Babacar Diop.

A la Place de la Nation (ex Obélisque), le leader de Rewmi s’est adressé à son auditoire dans le nouveau style de proximité adopté par les hommes politiques sénégalais (Sonko, Bougane, Pape Diop, etc.). Seul sur un podium dressé pour la circonstance et surplombant le public, Idrissa Seck, sobrement et tout de blanc vêtu, a livré un discours direct, sans préparation, si on l’en croit. « Les experts m’avaient préparé un long discours, mais quand on a la volonté d’assumer la charge de président de la République, on doit s’adresser à son peuple à cœur ouvert », dira l’ancien Maire de Thiès. Qui est également revenu sur les raisons de son silence. Un choix délibéré, avoue-t-il : « J’ai parcouru le Sénégal et la diaspora. J’ai effectué toutes ces tournées sans tapage, ce qui a incité certains calomniateurs à avancer que j’avais une voix éteinte et même une maladie mystérieuse. C’était un choix délibéré, car j’ai tenu à rendre visite à nos compatriotes du Fouta, de la Casamance entre autres, pour les écouter soigneusement. »

Lui aussi promet une "gouvernance sobre et vertueuse"

Puis, "Idy" de promettre qu’il ne s’en prendra plus à son rival Macky Sall, candidat à sa propre succession, à une soixantaine de jours de la prochaine élection présidentielle. « Je ne critiquerai plus d’ailleurs le candidat sortant (Macky Sall). J’ai écouté les agents du secteur de la santé, les transporteurs, les enseignants, les commerçants et ils m’ont tous dit qu’ils ne doutent pas que je puisse être le président de la République, mais quand je le serais, ils exigent une bonne transparence », assure Idrissa Seck. Ce en faisant nettement allusion au leitmotiv qui a longtemps accompagné les campagnes de Macky Sall avant la présidentielle de 2012, à la veille de son élection : « Le premier grand chantier du Sénégal sera donc la bonne gouvernance et ils voudraient qu’elle soit sobre et vertueuse. »

A la fin de son propos, Idrissa Seck a pris l’engagement devant son public et devant le monde entier, que lorsqu’il serait président,« les meilleurs d’entre nous en compétence et en vertu occuperont les stations de direction. Et après la gouvernance, suivront l’activité économique, le pouvoir d’achat et la sécurité... »

Quelques images du meeting à la Place de la Nation

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