« IL FALLAIT QUELLES QUE SOIENT LES CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES LES RAMENER »

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DRAME AUX ÎLES DE LA MADELEINE

« Gouverner, c’est prévenir. Mais, pour ce qui est des calamités, des catastrophes, on a beau prévoir, même les pays les plus développés, connaissent aujourd’hui des situations extrêmement pénibles avec la nature. Parfois, les choses peuvent aller plus vite. » Telle est la réponse du ministre de l’Environnement, Abdou Karim Sall, sur la question liée au bulletin météorologique, alertant sur des perturbations dans l’après-midi, lundi dernier, le jour du drame aux îles de la Madeleine, faisant quatre morts dont un bébé de deux ans.

Face à la presse, il dit : « Ces touristes étaient partis depuis le matin sur le site. Et il fallait quelles que soit les conditions météorologiques aller les chercher pour les ramener sur la terre ferme. C’est vrai, aux alentours de 14 heures, le conservateur ayant consulté le bulletin-météo, s’est rendu compte qu’il devait y avoir des perturbations en mer. C’est la raison pour laquelle il a anticipé le retour. Aussitôt, il a demandé aux écogardes et à l’équipage de se rendre sur l’île pour aller chercher ces touristes qui s’y trouvaient. »

La suite, on la connait. La pirogue, une fois sur place, a pu embarquer l’ensemble des visiteurs présents sur l’île (quarante-et-une (41) dont le bébé décédé, selon les services du ministère). Quelques minutes après, il a commencé à pleuvoir. Prise par un violent tourbillon, mêlé à l’agitation de la mer, la pirogue s’est fracassée sur un rocher.

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