"IL FAUT EXPULSER TOUS CEUX QUI SONT À L’UNIVERSITÉ POUR L’ASSAINIR"

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Mohamed Moustapha Diagne

Le campus social de l’université Cheikh Anta Diop était secouée par la décision prise par les dirigeants, de fermer le campus social ainsi que la suspension des amicales. Cette décision qui n’enchantait guère les étudiants, a fini par suscité l’attention des autres acteurs de l’enseignement.

Invité du talk-show Iftaar sur iTV, M. Mohamed Moustapha Diagne, directeur de la Formation, s’est prononcé sur le sujet. Selon lui, "il faut qu’on expulse tous ceux qui sont à l’université afin de l’assainir, quiconque n’est pas étudiant ne devrait y entrer. Ceux qui dirigent l’université peuvent savoir des choses que les autres ne savent pas. Quand l’État travaille, il ne le fait pas contre les étudiants, il le fait pour eux et c’est pareil pour leur sécurité. Il faut qu’on donne à l’État et à l’université le soin d’assainir l’université afin que les étudiants puissent étudier avec l’esprit tranquille".

Cette décision de fermer le campus social ainsi que la suspension des amicales, est venue à la suite du décès d’un des étudiants blessés lors de la confrontation entre deux mouvements d’étudiants, que sont Kekendo et Ndef Leng. Cette bataille fait suite à plusieurs autres scènes de violences qui ont eu lieu à l’université. D’ailleurs, M. Diagne soutient, "chacun des étudiants devrait accepter les différences chez les autres étant donné que nous sommes à l’Université, accepter les appartenances religieuses, confréries et ethniques. Nous acceptons tout cela mais que ça soit avec tolérance. Que chacun soit indulgent envers l’autre, parce que ça doit être basée sur la sagesse, la connaissance, le savoir".

Toutefois, cette situation incite à une prise de conscience aussi bien chez les autorités que chez les étudiants. Pour le directeur de la Formation, "si aujourd’hui des étudiants meurent pour des histoires politiques, des problèmes d’ethnies, nous devons revoir notre posture car si on le néglige, ça risque de dégénérer et nous ne pourrons plus calmer la situation. J’aurai accepté que cela se soit passé dans les navétanes et non à l’université. C’est une contradiction".

Les étudiants semblent aussi très conscients des enjeux liés à ces dérives notées au sein de l’université. Ils ont eux aussi décidé d’œuvrer pour la bonne marche de l’université en respectant les règles édictées par l’administration de l’Université.

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