« IL FAUT INVESTIR DANS L’AGRICULTURE ET LA TRANSFORMATION »

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MATINALE IRADIO

Le Directeur général de la société nationale du TER était, ce lundi, l’un des invités de la matinale d’Iradio pour parler de la relance de l’économie en cette période de pandémie où tous les secteurs sont mis à terre. A l’en croire, le Gouvernement a beaucoup réfléchi sur les secteurs porteurs qu’il faut relancer.

Et, ils ont vu que le secteur agricole est un secteur important qui polarise 70% de la population. C’est pourquoi, dit-il « le président a prévu un budget important sur le secteur agricole pour pouvoir même faire travailler beaucoup de personnes et tirer l’économie ». De l’avis de M. Sall, il faut régler les problèmes de dépendance économique et sanitaire mais il faut investir sur le secteur agricole et sur la transformation pour donner de la valeur aux produits agricoles. » Il faut aussi créer des chaînes de valeurs locales afin de produire et consommer localement. C’est ce qui fera travailler et qui réduira nos dépendances par rapport à l’extérieur. Il faut orienter l’économie vers la valorisation des produits locaux », soutient-il.

Son co-débatteur, Samba Tall Sarr, consultant minier, estime que le Sénégal a toutes les potentialités pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Mieux, il indique que nous avons des terres et de l’eau. Etayant ses propos, il relève que l’eau qui se déverse sur l’océan à Saint-Louis, c’est plus de 20 milliards de mètres cubes par an. En sus, il ajoute que le Sénégal n’a pas un problème de terre parce que de Saint Louis à Bakel, nous avons plus de 240 mille hectares qui devraient être exploités. « On ne peut pas parler d’agriculture en omettant le littoral de Nioro à Lompoule mais aussi en oubliant la verte Casamance. Si nous parvenons à maîtriser cette agriculture, à pouvoir faire de l’agro industrielle, nous atteindrons l’autosuffisance alimentaire », a-t-il dit.

A son avis, le Sénégal ne devrait point figurer parmi les 23 pays les plus pauvres d’autant plus qu’il dispose de l’or, de plus de 3 milliards de zircon, des milliards de mètres cubes de gaz et de pétrole, du marbre, du phosphate de calcium et le fer. Donc, a indiqué M. Sarr, le Sénégal n’a pas un problème de ressources naturelles, ni un problème de ressources humaines mais, constate-t-il pour le regretter « on a un problème de leadership ».

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