« IL FAUT UNE LOI POUR PROTÉGER LES LANCEURS D’ALERTE »

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Fadel Barro

La perception et les conditions d’existence des lanceurs d’alerte a fait l’objet d’une université de l’hivernage à Dakar. C’était du 5 au 6 octobre 2021.

Cette première édition a réuni des lanceurs d’alertes africains, de grands avocats qui les accompagnent, comme Me William Bourdon, mais aussi tous les grands journalistes d’investigation africains comme Anas Aremeyaw Anas du Ghana.

Cette tribune a été saisie par les lanceurs d’alertes pour plaider une loi qui les protégerait. Selon le Coordonnateur de la plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), Fadel Barro, les lanceurs d’alerte prennent des risques en dénonçant des choses nuisibles à l’intérêt général.

C’est pourquoi, ils ont besoin d’une protection. « Ils sont victimes de représailles. Ils sont victimes de poursuites et de beaucoup de choses, mais ce n’est pas pour cela qu’ils vont s’arrêter. C’est justement pour ces raisons que nous essayons de les protéger avec la loi, parce qu’actuellement, il n’y a pas une loi qui les protège », a déclaré l’invité de la Matinale d’Iradio (90.3).

Le lanceur d’alerte est un citoyen qui, dans le cadre de son travail, découvre des nuisances à l’intérêt général et décide d’y mettre un terme. Ils sont parfois victimes de poursuites judiciaires. Parfois, ils sont même contraints à l’exil. « C’est pourquoi, nous avons mis en place la PPLAFF pour s’ériger en bouclier et essayer de mutualiser les différents efforts autour de cette protection », a-t-il indiqué.

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