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« IL N’Y A PAS À S’ALARMER MAIS… »

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29 joueurs sont concernés pour le regroupement en vue des deux matchs amicaux prévus respectivement, le 24 septembre, à Orléans, en France, contre la Bolivie, et le 27 contre l’Iran, à Vienne, en Autriche, pour la préparation de la Coupe du monde. Une liste faite « dans des situations un peu compliquées », a reconnu d’emblée le sélectionneur national des Lions du Sénégal, Aliou Cissé, face à la presse, ce vendredi 16 septembre. Ce, entre blessures, méforme et temps de jeu limité qui frappent le gros de la troupe.

« Il n’y a pas à s’alarmer »
Interrogé sur ce point précis, le technicien sénégalais préfère relativiser : « Depuis notre qualification au mois de mars, je suis dans cette Coupe du monde-là. Je n’ai pas décroché. Nous sommes en train de la préparer. Mais, il n’y a rien d’alarmant. J’ai même envie de dire aujourd’hui, en ce mois de septembre, les choses sont en train de bien évoluer par rapport au mercato où c’était très compliqué. Des garçons n’avaient pas de club, de compétitivité, ne jouaient pas. Aujourd’hui, Abdou Diallo a trouvé un point de chute, Gana aussi. »

Plutôt optimiste, le champion d’Afrique garde « espoir qu’avant la Coupe du monde, la situation de (ses) joueurs va se bonifier dans leur club », ajoutant qu’« en réalité, je ne suis pas en panique. Dans notre pays, on en parle plus que dans d’autres. Mais, nous sommes tous dans la même enseigne. Les autres équipes aussi ont des difficultés. Je peux citer deux ou trois sélections. Cela dit, novembre, c’est quand même demain. D’ici demain, il y a beaucoup de choses qui peuvent se décanter. Pour moi, il n’y a pas à s’alarmer. Il faut attendre que la situation s’améliore. »

Les adversaires du Sénégal
« Quoi qu’on puisse dire, la Bolivie est une équipe d’Amérique du Sud qui a une certaine agressivité et ça peut coller et ressembler à la mentalité de l’Équateur, a-t-il expliqué, interrogé sur les adversaires du Sénégal. Du côté de l’Asie, cette équipe iranienne est qualifiée à la Coupe du monde. Elle fait partie des meilleures équipes, certains de leurs joueurs évoluent en Europe. Pour moi, nous allons vers deux confrontations très compliquées, très difficiles, qui peuvent nous servir à mieux nous préparer. « Ça nous permettra de tourner notre effectif et de donner du temps de jeu à beaucoup de joueurs. »

Toutefois, exprimant son inquiétude sur les difficultés à décrocher des sparring partners, il a regretté que « du fait que les Européens, on ne peut pas les jouer, ça diminue notre marge de manœuvre au niveau des choix. »
Aliou Cissé de poursuivre : « c’est vrai que les matchs de Gala comme on l’a fait contre le Brésil, qu’on aurait pu faire contre l’Argentine, on aurait aimé le rééditer. Au niveau du choix des matchs, c’est parfois très difficile. Les tractations ont été très (très) difficiles. Il y a des choses qui sont au- dessus de moi. »

Soutenant que « le nerf de la guerre est là », il a expliqué que « le chevauchement des compétitions » et le Covid-19 » ont compliqué une situation déjà « très difficile ». Pour ne rien arranger, la ligue des nations est venue s’y greffer. Ce qui fait aujourd’hui, se désole-t-il, que « toutes les équipes européennes se regroupent et jouent entre elles. La question revient à nos dirigeants. Si ça continue comme ça, à un moment donné, il n’y aura plus de matchs amicaux face aux équipes européennes. »

La preuve, a-t-il rappelé, les Pays Bas figurent dans le groupe A du Sénégal mais les Lions ne parviennent pas à décrocher un adversaire du même calibre en amical. « C’est une situation compliquée mais ça sort du sportif. C’est-à-dire que le sportif (en) subit » les conséquences.

Le cas Bamba Dieng
« Bamba Dieng et d’autres, je peux parler du cas de Koulibaly, d’Édouard Mendy, de Sadio Mané. Pour moi, tous ces garçons-là sont de très grands professionnels. Ils connaissent les réalités du football de haut niveau. Le football de haut niveau est difficile. Ce n’est pas un métier facile, il y a des hauts, il y a des bas. Dans les hauts, il faut garder l’humilité. Dans les bas, c’est à vous de travailler et mettre les ingrédients nécessaires pour pouvoir revenir à son meilleur niveau. Bamba Dieng, s’il est à Marseille, c’est parce qu’il a des qualités, mais qu’il comprenne qu’on ne lui fera aucun cadeau. C’est à lui de se prendre en main, d’avancer, de croire en lui et de travailler. Le footballeur de haut niveau, il sait qu’il doit être performant. Maintenant, Bamba, on l’a fait venir avec nous, c’était important, pour lui montrer qu’on avait confiance en lui. En réalité, c’est à lui de se battre aussi pour changer la situation où il est. On a une compétition très importante et c’est le cas de tous ces garçons-là qui, comme lui, n’ont pas de temps de jeu et qui sont dans des difficultés ».

Dié BA

16 septembre 2022


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