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« IL Y A EU RÉTROPÉDALAGE DE L’OPPOSITION »

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« Ce qui semble apparent, c’est qu’il y a eu une rétractation, un changement de pied ou même un rétropédalage des différentes positions ». Une précision faite par le ministre de l’Intérieur. Antoine Félix Diome a ainsi soutenu que l’hypothèse de l’augmentation (sept députés), parmi trois autres propositions, faites lors des échanges, à travers quatre rencontres, a été « retenue par l’ensemble des acteurs, avec les recommandations de ne pas revoir à la hausse le budget de l’Assemblée nationale ».

Répondant à Aïda Mbodj, responsable de Yewwi Askan Wi (YAW), contestant sa démarche, il a soutenu que « les méthodes de concertations obéissent à une tradition fortement ancrée au Sénégal. » Ainsi, a-t-il défendu : « le cadre de concertation qui sert de lieu d’échanges entre les acteurs politiques est un cadre permanent et qui est convoqué au lendemain de toutes les élections. » Car, a-t-il ajouté : « jusqu’en 2007, nous avions deux pôles, au Sénégal (majorité et opposition). C’est en 2007 qu’un troisième pôle a émergé, dit pôle des non-alignés. J’ai bien compris le sens de votre intervention quand vous dites que nous devons prendre (Yewwi) comme une réalité. Mais, je l’ai rappelé tantôt, il ne s’agit pas pour le ministère de l’Intérieur, de prendre en considération les coalitions qui par définition ont une existence liée à des périodes électorales. Les réalités structurelles font que, dans le jeu politique, ce qu’il est possible de retrouver, c’est ou bien un pôle majorité (acteurs faisant partie de la majorité), ou bien les acteurs qui font partie de l’opposition ou à tout le moins un groupe qui ne se retrouve ni dans l’opposition, ni dans la majorité. »

« A partir de ce moment, a-t-il tranché, si nous devons inviter à des concertations, devant donner lieu à un consensus, ce que nous pouvons et devons d’ailleurs faire, c’est de nous s’adresser aux coordonnateurs de ces différents pôles. A charge pour eux de voir quelle est la composition exacte et du moment des pôles qui doivent répondre aux convocations, avec le quota qu’on leur aura préalablement indiqué. »

Par rapport aux préoccupations relatives protocole relatif à la Bonne gouvernance et à la démocratie soulevées par le député Mamadou Lamine Diallo, lors des discussions, le ministre de tutelle a précisé que « c’est pour cette raison que nous avons appelé à des concertations. » Non sans souligner que « le protocole dit que dans les six mois précédents une élection, aucune réforme substantielle de la loi électorale ne peut intervenir sans le consentement d’une large majorité des acteurs. Ce qui nous a amené à appeler les uns et les autres autour de la table pour essayer d’aboutir au consensus qui on l’espérait était acquis ».

Dié BA

16 avril 2022


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