INCENDIE À LA ZONE DE CAPTAGE : COMMENT ANNE-MARIE, AÏCHA ET OUSMANE ONT PÉRI DANS LES FLAMMES

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TROIS ENFANTS MORTS PAR ASPHIXIE

Grand-Yoff pleure la mort par asphyxie de 3 enfants. De enfants qui n’ont pas eu la chance de goutter aux délices de la vie. Âgés entre 6 ans et 4 ans, Anne Marie, Aicha et Ousmane ont péri dans l’incendie qui s’est déclaré dans la chambre où ils étaient en train dormir. Un drame qui a plongé la zone de captage dans un émoi total. L’ambiance dans le quartier est devenue morose depuis la disparition tragique de ces trois mômes. A la zone de captage, la tragédie est sur toutes les lèvres.

A côté de la maison où le drame a eu lieu, un groupe de jeunes devise autour du thé. Leur sujet de discussion porte sur le décès brutal des trois enfants. Certains visualisent les images atroces filmées à partir de leurs téléphones portables. Khadim Gueye n’a rien raté de cette affaire. Il fait partie des premiers qui sont arrivés sur les lieux pour sauver les enfants. D’ailleurs, il s’en est sorti avec une fracture au niveau du tibia droit. Et se déplace, depuis, avec des béquilles.


Un sauve-qui-peut général

Gardien de son état, Khadim Gueye revient sur le film du drame. « Il était 1h du matin passé. Nous étions en train de prendre du thé quand on a entendu des cris provenant de l’appartement. Nous avons accouru pour nous enquérir de la situation. Mais la chambre où se trouvaient les enfants était hermétiquement fermée. Nous étions incapables d’ouvrir la porte. Nous y sommes arrivés grâce à la détermination des jeunes du quartier. Mais, c’était trop tard. On n’a pas pu faire le nécessaire pour les sauver même si nous avons réussi à maîtriser le feu avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. Je me suis blessé en ouvrant la porte », a expliqué Khadim Gueye. Qui informe que les chérubins vivaient avec leur tante qui est gérante de dibiterie. « Quelques heures avant le drame, elle est venue leur apporter à dîner avant de retourner à son lieu de travail. Il y a des adultes qui étaient dans l’appartement au moment des faits mais, ils étaient dans les autres chambres. Et ils cherchaient à sauver leur peau plutôt que de sauver les enfants qui étaient enfermés dans la chambre. C’était le sauve-qui-peut. C’est un court-circuit qui est à l’origine de l’incendie », dit-il.

A l’instar de Khadim Gueye, Mamoudou Samb fait partie du voisinage qui avait fait le déplacement pour secourir les enfants. Selon lui, les enfants pouvaient être sauvés si les sapeurs-pompiers étaient venus plus tôt. « Nous avons fait des mains et des pieds pour sauver les enfants, en vain. C’est une situation très difficile qu’on ne va pas oublier de sitôt. Il est vrai que nous allons tous mourir mais, c’est difficile de voir des enfants de rien du tout partir atrocement comme ça », témoigne-t-il avec tristesse et désolation.

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