INSTANCE DE DÉCISION : FATOU BLONDIN DEMANDE AUX FEMMES DE REVENDIQUER LEUR PLACE

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JURY DU DIMANCHE

Ce lundi, les femmes seront à l’honneur. Elles seront célébrées sous tous les cieux. La Coordonnatrice de la plateforme « Sénégal Avenir Bi niu Beugue », Ndèye Fatou Ndiaye Blondin Diop a profité de son passage devant le Jury du dimanche pour plaider, encore une fois, la cause.

L’ancienne ministre sous le régime libéral et non moins responsable politique à Mbour revendique la place des femmes dans la société. Elle demande aux femmes de se lever et de se battre pour occuper leur place dans la société. « Nous sommes dans une société assez patriarcale où toutes les lois, qu’elles soient traditionnelles ou modernes, sont établies par des franges de la société où des femmes ont peu de place. Aujourd’hui, les femmes doivent se lever pour prendre conscience de leur place dans la société. Il faut qu’elles se lèvent pour prendre leur part. Les femmes doivent prendre la voix parce que la société est prête pour leur donner cette voix. Elles doivent élever la voix pour se faire entendre et prendre leur place dans la société. C’est là le combat », déclare-t-elle, sur un ton très engagé.

A l’en croire, si les femmes sont très peu représentées dans les instances de décision, c’est parce qu’il y a une conjonction d’événement qui le justifie. Elle constate, pour le déplorer, que les hommes se cramponnent à leur poste. Ils ne lâchent pas l’affaire dans un parti. Ce, regrette-t-elle, même s’ils se rendent compte que le parti est en déliquescence.

« Il ne faut pas croire qu’on va nous servir tout sur un plateau. Ceux qui sont là, il va falloir les bousculer pour qu’ils laissent la place aux jeunes, aux femmes. Donc, c’est une lutte », soutient-elle.

Nonobstant, elle a dénoncé avec regret le fait qu’il n’ait pas de femme candidate à la dernière élection présidentielle. Cela est, à son avis, injuste. Mais promet-elle : « nous nous battrons pour que les choses changent à la prochaine élection présidentielle. Car, cela ne se donne pas, ça s’arrache ».

S’agissant de la journée du 8 mars, elle indique qu’il y aura une mine grise parce que nous vivons des moments de l’histoire sénégalaise. Il n’y a pas de défilé à cause de la pandémie et de la situation tendue du pays, d’après elle, il y aura certainement des débats à huis clos.

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