INSTITUT AL-AZHAR : LE CALVAIRE DES ÉTUDIANTS SÉNÉGALAIS AU CAIRE

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EGYPTE

Ils sont presque 500 étudiants qui ont quitté le Sénégal pour aller poursuivre leurs études à l’Université Al-Azhar de Caire. Mais, ces derniers ne sont pas dans de très bonnes conditions. Ils sont confrontés à d’énormes difficultés qui tardent à être solutionnées par les autorités étatiques du Sénégal. A les en croire, depuis des années, ils formulent les mêmes doléances. Ndiaga Matar Ka est le président de la Ligue des étudiants sénégalais au Caire.

Selon lui, la doléance la plus importante est la reconnaissance de leur bac arabe. « Tout étudiant sénégalais qui vient poursuivre ses études ici, même s’il a la licence, est contraint de repasser le baccalauréat. Parce que, nos diplômes ne sont pas acceptés ici », a-t-il expliqué. Entre autres difficultés, il y a également les lenteurs administratives enregistrées à l’ambassade du Sénégal. D’après le président de la Ligue des étudiants sénégalais au Caire, beaucoup d’entre eux y compris lui sont dans l’illégalité à cause de l’expiration de leurs passeports. « La majorité des étudiants qui sont ici ont des passeports expirés et ils éprouvent d’énormes difficultés pour les renouveler. Nous demandons, vainement, à ce qu’on nous envoie les services habilités à les confectionner. Mais, à chaque fois, on nous sert des réponses qui ne tiennent pas. Les allégations qu’on nous sert montrent qu’ils ne sont pas disposer à nous aider. Depuis 2017, les services qui renouvellent et confectionnent les passeports ne sont pas venus au Caire. Or, nous vivons dans un pays étranger où les réalités sont différentes de celles du Sénégal. Si la police vous contrôle et qu’elle trouve que vous êtes dans l’illégalité, on vous expulse », soutient-il.

« Nous sommes laissés à nous-mêmes »

A bout, ces étudiants font dans la menace et interpellent le président de la République. Ils réclament la tête de l’ambassadeur du Sénégal au Caire. Parce que, explique, Ndiaga Matar Ka : « Il nous a laissés à nous-mêmes. Il ne nous aide en rien. Nous finançons nos propres activités. Nous avons célébré la fête de l’indépendance du Sénégal sans son soutien. En sus, il n’a jamais assisté aux activités que nous organisons ici », dénonce-t-il avant de faire savoir que si leurs problèmes ne sont pas réglés d’ici les prochains jours, on les attendra. L’ambassadeur du Sénégal en Egypte, interpellé sur cette longue liste de doléances, n’a pas pu nous accorder un entretien, sans l’autorisation de son supérieur.

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