INSTITUTIONNALISATION DE CLASSES PÉEPARATOIRES : MARI TEUW NIANE ET PR ABDOU SALAM SALL VALIDENT

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Après avoir banni les casseurs du système éducatif et sermonné les tricheurs, à l’occasion de la cérémonie de remise des prix du Concours général, hier mardi, le chef de l’État a décidé de récompenser les meilleurs. Macky Sall veut instituer des classes préparatoires aux grandes écoles pour les filières scientifiques, au Sénégal. Il s’agit de mieux préparer les meilleurs élèves. Ainsi, ces classes prépa offriront deux années de formation soutenues aux bacheliers remplissant les critères requis.

"Cette mesure sera effective à compter d’octobre 2022 et nous allons commencer ces classes préparatoires au lycée d’excellence scientifique de Diourbel et pour les filières scientifiques", a-t-il révélé.

L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Mari Teuw Niane, applaudit. D’autant plus que souligne-t-il, au micro d’iRadio, "quand j’étais ministre, j’avais installé une commission pour la mise en place de ces classes préparatoires". Mais, s’empresse-t-il d’ajouter : "nous avions buté sur la question de l’établissement qui pouvait accueillir ces classes préparatoires. Malheureusement, à l’époque, il n’y avait pas encore le lycée scientifique d’excellence de Diourbel."

Cette étape réglée, l’ancien recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) met en avant d’autres défis : "ce n’est pas une affaire d’universitaires mais ces Concours sont très spécifiques, et c’est des gens qui ont un profil déterminé, qui les prépare. Et donc, il nous faut aller dans du sérieux pour mettre en place le dispositif, et le cadre de travail."

Ancien Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Pr Abdou Salam Sall, qui approuve également l’initiative, précise, toutefois, qu’elle est loin d’être nouvelle. Par exemple, "il y a des passerelles entre l’ESP (École Supérieure Polytechnique) et la Faculté des Sciences. La Fac de Sciences fait des formations fondamentales, et les étudiants, après cela, intègrent les cycles d’ingénieur. Donc, c’est quelque chose qui pourrait parfaitement bien s’intégrer dans le dispositif local."

Pour lui, il faut impliquer le dispositif local et étranger mais l’idée est de renforcer les compétences du pays "de sorte que où qu’ils (étudiants) soient, où qu’ils partent, ils pourront toujours se sentir redevables de l’Afrique, et de venir contribuer en Afrique."

Pour avancer vite, dans la mise en place de ces classes préparatoires, Pr Mari Teuw Niane recommande surtout "de ne pas faire les choses à la sénégalaise (c’est-à-dire du ’’yama nekh’’). Parce que c’est cela qui amène les catastrophes".

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