ISMAILA SARR RAMÈNE LA LUMIÈRE AU STADE LAT DIOR

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SÉNÉGAL 3-1 ZAMBIE

La coupure d’électricité de quelques minutes, juste à la fin de la mi-temps va relancer le débat sur la non homologation des stades sénégalais, mais elle ne pourra assurément pas faire de l’ombre à la prestation éclatante de l’attaque des Lions, guidée par les choix éclairés d’une lumière revenue de Watford pour remettre la sélection sur le droit chemin. Celui de la victoire.

Une victoire facile (3-1), assurée dès la mi-temps, face à un adversaire très éloigné du niveau qui en fit le champion d’Afrique (2013). La rencontre amicale contre la Zambie aura permis aux Lions de mettre un terme à la série des deux derniers matchs nuls enchaînés lors de la fenêtre du mois de mars dernier, contre la République du Congo (0-0) et l’Eswatini (1-1). Cette fois, avec une équipe qui se rapproche du onze type d’Aliou Cissé, les Lions n’auront pas laissé le doute des rencontres passées s’installer.

Avec un quatuor offensif composé de Krépin Diatta, Ismaila Sarr, Sadio Mané et Boulaye Dia, la défense zambienne a très vite explosé. En une mi-temps, les jeux étaient faits, grâce à Ismaila Sarr survolté pour son retour en sélection. Auteur d’un but et d’une passe décisive, en plus d’avoir été à l’origine du penalty de l’ouverture du score, l’ailier de Watford, absent lors des deux précédents matchs des Lions, a montré qu’il était un élément essentiel de l’organisation offensive du Sénégal.


L’HEURE DE SE METTRE EN LUMIÈRE

Revenu avec plus de confiance, sans doute grâce à sa fulgurante saison aux plans individuel comme collectif en Championship, ponctuée d’un retour rapide en Premier League et d’une consécration de meilleur joueur de son club (13 buts, 10 passes décisives), Ismaila Sarr a sans doute fait mieux que marquer des points sous la lumière défaillante de Lat Dior.

Il s’est rapidement rappelé au bon souvenir des observateurs de cette sélection dont il a très souvent été l’un des plus décisifs et l’un de ceux qui portent à merveille le costume de danger permanent autant quand il faut combler une absence de Sadio Mané que quand il faut l’épauler et l’aider à se libérer davantage sur la pelouse. Qui d’autre que lui, d’ailleurs, peut servir de relais entre la génération Londres 2012 de Mané et compagnie (ou ce qu’il en reste), celle des U20 de 2017 avec Krepin Diatta et celle des Pape Matar Sarr, née au mondial U17 au Brésil ?

À 23 ans, de retour en Premier League après une belle année d’apprentissage à l’étage d’en dessous, après avoir disputé une CAN et un Mondial et brillé en France et en Angleterre, l’heure est venue pour le Saint-Louisien, formé à Génération Foot, de nous offrir une plus grande régularité dans ses fulgurances, de se mettre un peu plus en lumière. Pour le plus grand bien des Lions. Et des habitués du stade Lat Dior, parfois en proie aux délestages...

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