JEAN PAUL DIAS TRACE LA VOIE D’UNE BONNE GESTION DE L’IPRES

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CRISE

L’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) nage en eaux troubles depuis quelques temps. La gestion de l’institut fait l’objet de nombreuses critiques, ces temps qui courent, occasionnant même la sortie du Directeur général, Mamadou Sy Mbengue qui a fait face à la presse, ce mercredi 11 septembre, pour se laver à grande eau, en mettant en exergue la bonne santé financière de l’IPRES depuis qu’il est à la tête de cette structure.

« Nous avons amélioré le recouvrement qui est passé de 73,4 milliards FCFA en 2013 à 121 milliards FCFA en 2018 soit une progression de 60,66 % en 5 ans », a-t-il fait savoir. Malgré « ses » performances, son départ de la tête de l’Ipres, pour mauvaise gestion est, de plus en plus, réclamé par les retraités. Une situation que ne comprend pas l’ancien Directeur général (2004) de l’IPRES, Jean Paul Dias. Interrogé sur la question, M. Dias note que c’est l’Etat qui a failli à sa mission régalienne.

« C’est l’Etat qui a le devoir et l’obligation de payer des pensions de retraite. C’est l’Etat qui a délégué cette obligation à l’Ipres. Mais nous avons comme l’impression qu’il fuit l’IPRES », a-t-il déclaré sur les ondes de iRadio (90.3 FM). D’ailleurs, l’ancien patron de l’Institut de Prévoyance Retraite propose le renforcement des pouvoirs du Directeur général pour lui permettre d’avoir les coudés franches. « C’est l’Etat qui doit nommer le DG par décret. Il doit même avoir le rang d’un ministre ou ministre conseiller », a-t-il plaidé.

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