JOURNÉE DE LA CENSURE CONTRE INTERNET : LE SÉNÉGAL BIEN (ET MAL) CLASSÉ

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Ce mardi, 12 mars, est célébré la Journée mondiale contre la censure sur internet. Une occasion saisie pour Ndiaga Gueye, président de l’Association sénégalaise des utilisateurs des technologies de l’information et de la communication pour faire le point sur la situation au Sénégal. Ce dernier estime que sur le plan de la censure, le Sénégal est, jusqu’à présent, dans une situation totale de liberté. « Nous n’avons pas encore constaté des restrictions sur la liberté d’information et d’expression », a-t-il déclaré.

A l’en croire, le Sénégal est loin de certains pays africains où il y une censure d’informations. « Nous disons que le Sénégal constitue une référence, un exemple de pays de liberté sur internet », soutient l’Asutic. Qui avait des préoccupations à la veille de l’élection présidentielle eu égard au nouveau code qui était voté et aux discours des autorités sur le contrôle de l’information pour faire face aux fausses informations.

Mais, se réjouit Ndiaga Gueye : « à l’arrivée nos inquiétudes ne se sont pas réalisées. Donc, c’est avec beaucoup de satisfaction que le Sénégal est loin des pays africains où les libertés d’internet sont contrôlées ». Toutefois, il rappelle qu’il y a un cadre légal pour la censure d’internet au Sénégal qui est encore source de préoccupation. Ce, tant que les lois ne sont pas amendées. Il s’agit, à son avis, de l’article 27 du code des communications électroniques qui a été voté le 30 novembre 2018 et promulgué en décembre 2018 par le président de la République. Il y ajoute le Code de la presse qui contient deux dispositions : l’article 180 et l’article 181 qui créent une censure de la liberté de la presse en ligne au Sénégal. « Ces dispositions constituent une source de préoccupation. Mais, nous constatons avec beaucoup de satisfaction qu’elles ne sont pas encore mises en œuvre au Sénégal. Nous souhaitons que le gouvernement continue dans cette voie de laisser les sénégalais s’exprimer librement tant qu’on respecte les droits et libertés des individus », indique Ndiaga Gueye. Par ailleurs, il a fait savoir qu’ils avaient exprimé leurs inquiétudes quant à une éventuelle censure d’internet par le Sénégal le jour du scrutin ou au moment de la proclamation des résultats. Il se réjouit qu’il n’y a pas eu de coupures d’internet encore moins de censure des réseaux sociaux lors de la présidentielle. Ce qui, à son avis, est à l’avantage de la démocratie sénégalaise.

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