KÉMI SÉBA EN ODEUR DE SAINTETÉ AUPRÈS DE MAMADY DOUMBOUYA

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GUINÉE

L’activiste franco-béninois et président de l’ONG Urgences panafricanistes a foulé le sol guinéen trois ans après son expulsion, sous Alpha Condé. Kémi Séba a donné le ton, dès son accueil, ne cachant pas son soutien aux putschistes. A l’occasion, il a brocardé les organisations sous régionales, notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Son séjour, survenant un mois après le putsch qui a renversé Alpha Condé par les éléments du lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, l’activiste déchire les sanctions décrétées par les chefs d’État de la CEDEAO contre la junte militaire.

« Je suis venu rappeler aux organisations sous régionales, notamment à la CEDEAO, qu’il faut respecter le choix du peuple », a-t-il lancé.

Poursuivant, il a relevé ce qu’il qualifie de "bizarrerie", soutenant que la (communauté internationale) est "très silencieuse lorsqu’il y a des troisièmes ou des quatrièmes mandats [présidentiels], des persécutions contre la population [ou] quand le peuple aspire à un changement. »

Rencontre prévue avec Doumbouya

« Kemi Séba est venu communier avec ses frères guinéens », a indiqué Élie Kamano. Le chanteur, fondateur du Parti guinéen pour la solidarité, la démocratie et le développement (PGCD), ajoute que Kemi Seba est aujourd’hui le bienvenu à Conakry. D’ailleurs, une rencontre est prévue avec Mamady Doumbouya. « Le président de la transition avait donné son accord, et pour son arrivée en Guinée et pour une audience », assure ce dernier.

« Ma mission est de lutter contre le colonialisme, mais n’oublions jamais que celui-ci est exogène et endogène, a déclaré Kemi Séba peu après son arrivée. Certains ont intérêt à ce que des populations qui habitent sur des sols très riches ne jouissent jamais de cette richesse. Il est temps que le peuple guinéen en jouisse. C’est pour cela que je suis là, et nous irons jusqu’au bout, quel que soit le prix à payer », a, par ailleurs, lancé l’activiste.

Présent à l’accueil, le président du parti Mouvement populaire démocratique de Guinée (MPDG), revendiquant l’héritage politique de Sékou Touré et de Thomas Sankara, Siaka Barry, a salué "l’arrivée" d’un « frère de lutte, véritable icône du panafricanisme moderne ».

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