KHALIFA SALL, LIBRE MAIS...

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JUSTICE

La libération de Khalifa Ababacar Sall, par un décret présidentiel signé ce dimanche, ne règle pas totalement le dossier de l’ancien maire de Dakar. Candidat recalé à la dernière élection présidentielle, Khalifa Sall ne pourra plus briguer le fauteuil présidentiel dans la mesure où il ne bénéficie que d’une remise totale des peines principales.

Une grâce qui n’efface pas la condamnation dont il fait l’objet : cinq ans d’emprisonnement et une amende de cinq millions F CFA, pour faux et usage de faux en écriture de commerce, faux et usage de faux dans des documents administratifs et escroquerie portant sur des deniers publics. Une peine qui le prive, même libre, du droit de se présenter aux prochaines élections.

Ainsi, du côté des partisans du socialiste, l’on refuse de se contenter de cette mesure de grâce. Idrissa Diallo, maire de la Commune de Dalifort et lieutenant de Khalifa Sall, est convaincu que « le combat ne peut se résumer à cette mesure qui le prive toujours de son droit de briguer les suffrages des Sénégalais. C’est important qu’il retrouve sa liberté, sa famille, ses amis, sa famille politique. Ceci lui permet de circuler librement, on s’en réjouit, mais il faut aller vers l’amnistie. »

Me Ousseynou Fall, avocat de Khalifa Sall, embouche la même trompette. « Ce n’est que justice. Mais cette grâce n’efface pas ce qu’il a subi, ce qu’il faut c’est une amnistie. Maintenant, c’est bien d’aller dans ce sens, vers la décrispation, il faut considérer cette décision du président comme un pas important mais le chemin est encore long. »

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