KOLDA : L’ABSENCE D’UNITÉ SCIENTIFIQUE BLOQUE LES ENQUÊTES

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MEURTRES NON ÉLUCIDÉS

À Kolda et Sédhiou, les enquêteurs font face à un véritable casse-tête : celui de l’absence d’unité de police scientifique dans les régions. Face à la montée de la criminalité, ce manque constitue un véritable frein. La preuve livre Enquête, rapportant les propos d’un magistrat proche du dossier de l’assassinat de Samba Traoré, criblé de balles en 2015 : « Il y a beaucoup de zones d’ombre dans la procédure. D’abord, le premier manquement est lié à l’identification de la victime. Car, il y avait un problème entre la victime qui est supposée être née en 1967 et le certificat de genre de mort qui fait état d’une personne âgée de 21 ans. »

Ensuite, il y a l’état du corps. Samba Traoré est décédé dans la nuit des faits et le lendemain, son corps, a été retrouvé. Le certificat de genre de mort délivré par Dr Djibril Sakhona Yansané a attesté que le corps était dans un état de décomposition. Ce qui n’est pas possible », selon les enquêteurs. Car, la dépouille a été retrouvée en moins de 12 heures et mise dans des conditions de conservation avant d’être évacuée à l’hôpital régional de Tambacounda pour autopsie. »

Enfin, « on nous dit que c’est un corps qui a été criblé de balles. Mais aucun élément et aucune analyse n’a été faite pour déterminer de quel type de balle il s’agit. S’il y avait la police scientifique, elle aurait permis de déterminer le temps durant lequel le crime a été commis, grâce à la balistique mais aussi de déterminer le temps durant lequel la crime a été commis et la nature de l’arme qui a été utilisée », estime le juge.
Dans cette affaire, Mamadou Camara, un vigile arrêté dans le cadre de l’enquête sera finalement relaxé à cause de l’absence de preuves, a noté l’interlocuteur du journal Enquête.

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