image

L’ACCIDENT DE KANDIADIOU REMET LE DOSSIER EN SELLE

image

L’appel des femmes de la Casamance entendu. A l’entame de sa communication, en Conseil des ministres qu’il a présidé ce mercredi au palais de la République, le Chef de l’État, Macky Sall, a présenté, au nom de la Nation, ses condoléances "les plus attristées" aux familles des six (06) jeunes (étudiants et élèves) décédés, vendredi dernier, à Kandiadiou (dans le Département de Bignona), suite à l’accident de leur charrette qui a sauté sur une mine anti personnelle.

Le président, qui souhaite un prompt rétablissement aux blessés, a demandé, au Gouvernement, "d’intensifier les actions notables engagées pour accélérer le déminage des zones concernées de la région de Ziguinchor."

Réagissant sur les ondes d’iRadio suite au drame, le directeur du Centre national anti-mines du Sénégal, le colonel Barham Thiam, avait donné des garanties sur la poursuite de ses opérations de déminage en Casamance. "Nous sommes installés depuis 2008. Nous sommes en train de dérouler le déminage humanitaire conformément à la charte d’Ottawa sur les mines anti personnelles. Au départ, nous avions trois régions dans le Sud du pays : Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. A ce jour, nous avons bouclé la région de Kolda. Pour la région de Sédhiou, il ne nous reste que le département de Goudomp. Au total, sur les 3 millions 200 mille m2 environ qu’on avait suspecté comme affectées par les mines, il nous reste environ la moitié, 1 million 400 mille m2, qui sont répartis dans le département de Bignona, Ziguinchor et Oussouye. Nous sommes donc à mi-chemin", avait-il souligné.

Toutefois, la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (PFPC), déplorant cet "événement malheureux", avait regretté que "dans beaucoup de zone de la Casamance, les populations font face aux menaces des engins explosifs improvisés, des mines artisanales ou encore des restes explosifs issus du conflit armé opposant l’État du Sénégal au MFDC. Les dégâts humains et matériels causés par ces engins restent encore considérables dans la mesure où ils continuent de tuer, mutiler de manière indistincte les porteurs d’armes (militaires et combattants) et les populations civiles qui constituent les victimes majoritaires".

Die BA

28 octobre 2021