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L’AJS PLAIDE POUR L’APPLICATION STRICTE DES PEINES PRÉVUES

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L’étudiante, Seynabou Ka Diallo, a été violée puis tuée, le 25 mars dernier, loin du campus social. C’est sur ces entrefaites que l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS) a sorti un communiqué pour exprimer toute son indignation suite à la recrudescence des violences commises ces derniers jours sur des femmes et des enfants. « Il s’agit de maltraitance d’enfants, d’abus, de violences policières sur des activistes, de viols et de meurtres. Le cas le plus récent et qui a suscité le plus notre amertume est le présumé viol suivi de meurtre de l’étudiante Seynabou Ka Diallo de l’UGB. Cette situation choquante et inacceptable pour la société sénégalaise soulève la question du respect du droit à l’intégrité physique et à la dignité des femmes et des enfants », indique l’AJS qui réaffirme l’impérieuse nécessité du respect et de la protection des droits de la personne humaine.

Dans son communiqué, l’AJS interpelle l’État, en tant que premier garant des droits humains, sur l’urgence de renforcer la protection des femmes. « L’AJS appelle à une application rigoureuse par nos juridictions des peines prévues par le code pénal. La tolérance zéro doit être de mise pour protéger les femmes et les filles d’une destruction physique et mentale qui parfois entraînent leurs morts », indique l’AJS. Toutefois, elle exhorte toute la communauté à se dresser en bouclier contre toutes formes d’abus et de violence contre la personne humaine.

Cheikh Moussa SARR

5 avril 2022


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