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L’ALTITUDE DE BAFOUSSAM (1521 M) PEUT CONSTITUER UNE DONNÉE DÉTERMINANTE POUR LA SUITE

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L’entraînement dit en altitude ou en hypoxie (c’est-à-dire avec une disponibilité en oxygène réduite) fait maintenant partie des techniques fréquemment mises en œuvres dans le domaine de l’entraînement sportif pour les athlètes en particulier de haut-niveau. Il existe à la fois de fortes convictions dans le domaine sportif et un certain nombre de preuves dans le domaine scientifique en faveur d’adaptations physiologiques favorables à la performance sportive induites par l’exposition à l’altitude réelle ou simulée.

En altitude, on augmente la masse totale d’hémoglobine (c’est-à-dire de globules rouges), ce qui permet d’augmenter sa capacité à transporter l’oxygène dans le sang. Bref on peut produire davantage d’énergie, ce qui est crucial pour les coureurs à pied ou les cyclistes.

Il est en particulier attendu qu’un entraînement incluant une exposition à l’hypoxie puisse induire des gains accrus en termes de consommation maximale d’oxygène à l’effort (VO2max) et/ou de capacités d’endurance à l’effort obtenues au niveau de la mer.

Il y a aussi un gain de force et d’hypertrophie (augmentation de la taille du muscle), qui est intéressant par exemple pour les skieurs. Il faut également noter une augmentation de la capacité d’un sportif à répéter les sprints à haute intensité, puisqu’on agit ici sur la capacité du muscle à être irrigué. Dans ce dernier cas, on s’adresse d’abord à des pratiquants de sports intermittents (tennis, football, basket...).

Espérons que ce séjour de trois semaines à BAFOUSSAM puisse être déterminant pour aller décrocher ce succès historique.

Dr Khadim NGOM

27 janvier 2022


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