L’ASSAINISSEMENT, TOUJOURS L’ASSAINISSEMENT, QU’IL SOIT SOLIDE OU LIQUIDE !

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CONTRIBUTION

À quand la fin de la récurrence des inondations dans notre pays ainsi que l’omniprésence des ordures ménagères dans notre espace public ?
Il semble difficile de répondre à cette question au regard des moult efforts fournis par l’Etat du Sénégal depuis l’accession de Son Excellence, le Président de la République, Monsieur Macky SALL, à la magistrature suprême. Et bien avant, le gouvernement a toujours développé des projets et programmes (à travers l’ONAS et les autres structures de services publics) pour éradiquer ce fléau des temps modernes.

Malheureusement, les résultats obtenus ont été modestes et parfois en porte-à-faux avec l’effet escompté. Par conséquent, il devient urgent d’analyser la raison de ces pernicieux enlisements afin de proposer des solutions durables et proportionnelles aux milliards de nos francs investis dans ces secteurs.

À notre sens, les responsabilités peuvent être situées à deux niveaux :
C’est d’abord et avant tout du côté du pouvoir publique qu’il faut chercher les manquements. Ce point de vue est fondé sur le fait que c’est à l’Etat (entendu au sens large) que revient le devoir et surtout l’obligation d’assurer la police administrative ; qui est le pouvoir d’assurer la tranquillité, la sécurité et la salubrité.

La salubrité, parlons-en ! Pour être bref, il faut dire que l’Etat manque encore de réactivité. En effet, il faut souligner la vétusté et la caducité du réseau d’évacuation autant des eaux de pluies que des eaux usées.
Et il appartient à l’Etat de réhabiliter ou de refaire totalement ces réseaux. Des travaux sont en cours un peu partout dans le pays, mais il faudrait accélérer la cadence et surtout revoir les investissements à la hausse afin de régler ce problème.

Cet argument nous permet de passer au deuxième point de notre réflexion qui vise à pointer du doigt les populations (victimes et responsables en partie de ce mal). Et c’est pour noter certains comportements qui empêchent toute mesure étatique sur la question d’être opérationnelle. Il s’agit de :
- vol de plaques,
- constructions sur les collecteurs,
- déversement des hydrocarbures, de la graisse ou des contenus de fosses septiques dans le réseau,
- déversement de matières solides dans le réseau,
- branchements clandestins,
- etc.

Tout cela fait qu’il est difficile de régler ce problème d’inondation.
Alors il est urgent que l’Etat, l’ONAS et les populations, bâtissent un consensus sur la nécessité de régler définitivement cette question.

En tout cas, l’ONAS en tant que bras technique et service opérationnel ne doit ménager aucun effort pour trouver des solutions pérennes et sortir ainsi le pays de cette situation qui sape les efforts consentis et continue de plonger les usagers dans un désarroi indescriptible.

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