L’ASSAMM PLAIDE POUR UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE DES MALADES

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Santé mentale

Ce dimanche 10 octobre est la date de la journée mondiale de la santé mentale, qui vise à sensibiliser et à informer la population sur les troubles psychiatriques. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) regrette un manque d’investissement de la part des États membres.

« La plupart des objectifs en matière de santé mentale fixés pour 2020 ne sont pas atteints » peut-on lire dans son rapport. En cause, le manque d’investissement et de moyens des pays pour fournir aux populations les soins et services de santé mentale adéquats. Un besoin pourtant criant à l’heure de la pandémie de Covid-19. Certaines catégories de la population, dont les soignants, les étudiants, les personnes seules, et celles déjà atteintes de maladies mentales, ont été particulièrement touchées.

51 % des États membres de l’OMS y ont, par ailleurs, déclaré "que leur politique ou plan en matière de santé mentale était conforme aux instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits humains, soit bien en deçà de la cible de 80 %. » Seul objectif atteint, la baisse de 10 % du taux de suicide.

A Tambacounda, au niveau national, l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance des malades mentaux (ASSAMM) se démarque. En cause, "nous avons décidé de boycotter cette année parce que les autorités médicales nous ignorent complètement. Ce n’est pas un problème d’accompagnement financier mais elles nous ignorent complètement", peste Mamadou Camara, le responsable de l’association, au micro de Radio Sénégal.

"Je suis régulièrement au centre psychiatrique de Djimkoré, chaque malade mentale qui y accède est obligé de payer les ordonnances, de payer le ticket, il n’y a aucune remise. J’ai trois femmes en état de grossesse, qui ne bénéficient d’aucune prise en charge. A peu près, il y a une dizaine qui sont internés, ils viennent des villages. Mais, les malades mentaux errants, ils sont au nombre de quarante-cinq que nous avons recensés. Il y en a sans doute d’autres. Nous faisons appel aux autorités surtout le président Macky Sall, pour qu’il fasse du problème des malades mentaux une priorité. Parce que ces malades mentaux sont issus de familles. Personne n’est à l’abri de ça. Je pense que c’est des gens qui méritent protection et d’être soutenus pour qu’ils puissent regagner leur famille respective."

En face, le médecin-chef de la région médicale, Dr Bayal Cissé botte en touche, précisant que ces malades bénéficient d’une "prise en charge totale". Mais, il plaide aussi pour la réfection du centre psychiatrique de Djimkoré.

En 2014, neuf malades mentaux errants ont été tués à Tambacounda, d’après les estimations de l’ASSAMM.

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