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‘’L’ÉCONOMIE AFRICAINE EST DANS UN ÉTAT DE FATIGUE GÉNÉRALE’’

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Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (UA), ne badine pas avec la relance économique du continent. Il a de nouveau élevé la voix, en s’offrant une nouvelle tribune pour s’attaquer aux partenaires au développement des pays africains. C’était à l’occasion de la 54e session de la Conférence des ministres des Finances, de la Planification et du Développement économique d’Afrique (Com2022), qui se tient au Cicad, ce lundi.

Constatant que l’économie africaine se trouve dans un « état de fatigue générale », le président Sall a plaidé pour des mesures urgentes, qui passeront forcément par la levée des verrous qu’imposent les schémas classiques sur le décaissement des financements. « Tout le monde est d’accord, qu’aujourd’hui, les conditions, les paramètres qui permettent la gouvernance mondiale sont dépassés, inadaptés à la réalité. Alors, à quoi bon continuer d’imposer à l’Afrique de respecter les cibles de déficit dans une double crise aussi grave qui a son impact en Afrique. On continue à nous dire que vous ne pouvez pas dépasser un déficit de 5,6%. Ça n’a aucun sens par rapport à la réalité de nos pays », a-t-il déclaré.

Devant les ministres des Finances d’Afrique et la Secrétaire Exécutif de la CEA, Vera Songwe, le président de la République s’est voulu clair : ce plaidoyer pour l’allègement des procédures de financement des projets économiques, c’est tout le monde qui devait si mettre. Surtout les ministres des Finances et des Économies africaines. Ce sont eux qui défendent les projets des États devant les institutions internationales.

« Personne ne sait quand est ce cette crise va s’arrêter. Après deux années de Covid, nous pensions commencer à parler de l’économie post COVID, et voilà la guerre en Ukraine. Cette guerre qui a ses impacts sur la planète entière mais surtout sur l’Afrique. Elle va compromettre totalement toutes les perspectives de relance économique pour l’Afrique. Les solutions qui étaient préconisées avant sont aujourd’hui aux oubliettes. C’est pourquoi, il y a la nécessité pour l’Afrique d’élever la voix. De faire porter sa voix par ses chefs d’Etat que nous sommes, mais aussi, par vous les ministres qui sont nos représentants auprès des institutions internationales. Il y a le plaidoyer politique des chefs d’Etat. Mais il y a également une défense des positions de l’Afrique devant ces institutions internationales », a-t-il indiqué.

BABACAR FALL

16 mai 2022


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