L’ÉLOGE FUNÈBRE DE MACKY SALL : « CE JOUR EST TRISTE ! »

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[HOMMAGE NATIONAL]

Le chef de l’Etat, Macky Sall, rend un vibrant hommage à Ousmane Tanor Dieng. Qu’il a décrit comme son « ami loyal » et « allié fidèle » dans son discours à l’occasion de la cérémonie des hommages de la Nation qu’il a présidée ce mercredi après-midi à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass. « Ibrahima Boubacar Keïta (IBK) m’a chargé de témoigner que Tanor fût un homme bien, généreux et courtois. C’est dire que nous venons de perdre un homme d’une dimension exceptionnelle. Ce jour est triste parce que nous venons d’accueillir et nous allons l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure, notre regretté fils. C’est un homme qui ignorait jour de repos et férié », a-t-il dit.

Poursuivant, il ajoute : « Quelle gageure quand on peut deviner le risque d’écrire pour l’éminent homme de lettre. Il a un parcours d’exceptionnel d’homme d’état. Travailleur méthodique, sobre et discret. Il avait de la retenue parce qu’il connait l’éthique. Tanor était un homme politique de grande valeur. Il était courtois et serein à tous les instants et sa dignité jamais prise à défaut dans le pouvoir et dans l’opposition. Il avait une autre vision de la politique. Il respectait l’adversaire et les intérêts supérieurs de la nation ».

« Depuis 2009, le point de départ de notre compagnonnage, a-t-il confié, il (Tanor) s’est illustré au sein de Benno bokk yakaar (BBY), en partenaire fidèle et honnête. Il était aussi un humaniste qui tenait aux valeurs de culture et de civilisation. Le jeune Tanor se faisait le point d’honneur pour passer ses vacances à Nguéniène pour se ressourcer ». A titre personnel, « je témoigne qu’il a été d’une agréable compagnie. Quand il a senti que le destin allait s’accomplir, il a trouvé la force et la sérénité de m’envoyer un ultime message, par son fils Pape Birane. »

Bouleversé par la mort de « son un ami loyal, et allié fidèle », le chef de l’Etat a présenté les condoléances de la nation à la famille éplorée. Avant de conclure : « La mort emporte ceux qui sont partis mais interpelle les vivants sur le sens et la portée de leurs actes. Chacun attend son tour d’être seul. Notre tombeau n’est pas dans la peur mais dans le cœur des hommes. Tanor, tu vivras toujours dans nos cœurs et nous ne t’oublierons jamais ».

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