L’ÉTAT RÉPOND À KARIM WADE

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CEDEAO

Le bras de fer se poursuit entre l’Etat du Sénégal et le fils du président sortant, Karim Wade. Selon les informations de Libération, l’accusé a réagi après les requêtes introduites par Karim Wade au sein de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont l’une rédigée avec l’expertise de Jean Paul-Costa, ancien président de la Cour européenne des droits de l’homme, et déposée par les conseils de Karim portant sur « la violation par l’Etat du Sénégal du droit de Karim de participer librement aux affaires de son pays » et son « droit d’être électeur et éligible du requérant pour l’élection présidentielle du 24 février 2019. »

L’Etat du Sénégal a déposé ses réponses, à travers son agent judiciaire, Felix Antoine Diome. Qui estime que Karim Wade « veut faire jouer à la Cour un rôle que lui-même n’a pu jouer ». D’autant que motive-t-il : « Après avoir rappelé que le président du Tribunal s’était déclaré incompétent pour prendre connaissance du recours de Karim, suite au rejet de son inscription sur les listes électorales. »

L’Agent judiciaire de l’Etat (AJE) ajoute, que « la Cour suprême qui avait été saisie pour contestation a confirmé cette décision par arrêt en date du 30 août 2018. »
Concernant la loi sur le parrainage, indique la source, que Karim Wade brandit comme « une barrière à l’égalité des candidats à la présidentielle », l’Etat a pris au mot le fils de l’ancien président de la République, en versant dans son dossier plusieurs articles de presse dans lesquels le ’’candidat du peuple’’ se targuait d’avoir les voix nécessaires pour le parrainage. Ce qui fait dire à l’Etat que cet argument « ne saurait prospérer du moment où Karim Wade lui-même a validé qu’il décrit en collectant des signatures ». Aussi, l’amende de 138 milliards FCFA que doit Wade-fils après sa condamnation par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) justifie, rappelle l’Etat du Sénégal, qu’on lui « applique la contrainte par corps » à son retour au Sénégal.

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