« L’ÉTAT VA PRENDRE EN CHARGE L’APPROVISIONNEMENT EN OXYGÈNE DES CLINIQUES PRIVÉES »

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RIPOSTE COVID-19

"Sur instruction du chef de l’État, désormais, l’oxygène à livrer pour les malades dans les CTE (Centres de traitement des épidémies) privés sera totalement gratuit. L’État va prendre, cette partie de la facture du privé, en charge pour que le malade, hospitalisé dans le privé, voit dans sa facture défalquer la partie oxygène". L’annonce est faite par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr. La tutelle effectue une série de visites, ce mardi, 3 août, auprès des gaziers dans la production de l’oxygène médicale.

Ainsi, après la première étape à Sahel Gaz, il a enchaîné avec Air Liquide, à Colobane. Dans ses propos, le ministre a salué leur "engagement" dans la riposte contre la pandémie, soulignant, en ce qui concerne sa tournée, qu’il s’agissait de "voir la situation, en termes de processus de production, mais aussi en termes de stockage."

L’oxygène, le premier médicament contre la Covid-19

"Hier, j’ai eu le plaisir de les recevoir au niveau du ministère de la Santé et de l’Action sociale pour évaluer la situation avec eux mais aussi pour leur dire l’importance qu’ils occupent dans le cadre de la riposte, a-t-il, d’ailleurs rappelé. Parce que fournissant le premier médicament au niveau de nos centres de traitement. J’ai été, à ce niveau-là, très satisfait de leur contribution et de leur réaction très patriotique qui consiste à me dire que nous sommes engagés à travailler avec l’État du Sénégal, à nous battre pour que la pandémie sorte du pays."

Ainsi, "à la suite de cette réunion, nous avons retenu de réquisitionner, de réserver toute la production d’oxygène du pays à la riposte sanitaire dans les CTE et dans les structures privées disposant de CTE. Nous avons adressé un courrier à ces gaziers pour que toutes les dispositions à leur niveau soient prises pour une bonne prise en charge de cette stratégie", a-t-il appuyé.

Les gaziers intègrent le Comité national de gestion des épidémies (CNGE) pour régler le déficit en oxygène.

"Il y a des malades qui payaient 900 000 F CFA d’oxygène, pendant leur hospitalisation », a révélé le médecin-chef à Samu-Assistance et spécialiste des urgences, Dr Babacar Niang, devant le Jury du dimanche (JDD).

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