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« L’HEURE EST VENUE DE FAIRE AVANCER LES DROITS DES FEMMES »

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Dans un message diffusé ce 7 mars, la veille de la Journée internationale des droits des femmes, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres, a honoré les femmes et les filles du monde entier, rendant hommage à « leur rôle dans la lutte contre la pandémie de COVID-19, à leurs idées, leurs innovations et leur activisme, qui rendent notre monde meilleur, et à leur leadership sur tous les fronts. »

Par contre, il a relevé pour s’en désoler que « dans trop de domaines, les femmes voient leurs droits régresser. » Ainsi, « les femmes et les filles ont été éloignées des écoles et des lieux de travail par la pandémie. Elles souffrent de la montée de la pauvreté et de la violence. Elles assument la plus grande part du travail de soin dans le monde, un travail non rémunéré et pourtant essentiel. Elles subissent violences et sévices, uniquement en raison de leur genre. Partout, les femmes sont honteusement sous-représentées dans les sphères du pouvoir et les conseils d’administration », a-t-il regretté.

Poursuivant, il a ajouté que « le thème de cette année (l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable) nous rappelle aussi qu’elles sont les premières à subir les effets des changements climatiques et de la dégradation de l’environnement. » « Que cette Journée internationale des femmes marque un tournant : il est temps de faire avancer les choses pour toutes les femmes et toutes les filles », a-t-il formulé, dans ce sillage, soulignant qu’il faut « garantir à chacune une éducation de qualité, qui lui permette de mener la vie qu’elle veut et de contribuer à un monde meilleur. »
« Afin que nous puissions toutes et tous bénéficier des idées, de l’expérience et du leadership des femmes partout où les décisions sont prises », l’homme d’État portugais a également suggéré d’investir « massivement dans l’accès des femmes à la formation et au travail décent », de prendre « des mesures radicales pour éliminer la violence fondée sur le genre », de lancer « des initiatives audacieuses pour protéger notre planète », de garantir « un accès universel aux soins, pleinement intégré aux systèmes de protection sociale. »

Selon lui, cet objectif est assujetti à « l’adoption de mesures ciblées, comme des quotas de genre. »
« L’inégalité de genre est, par essence une question de pouvoir, car notre monde et notre culture sont dominés par les hommes. Il est temps d’inverser les rapports de force. À l’ONU, nous avons atteint la parité dans les équipes dirigeantes du Siège et de nos bureaux du monde entier : cela nous permet de mieux remplir notre mission et de mieux représenter les communautés au service desquelles nous œuvrons », a-t-il lancé.

Avant de clore : « nous avons besoin de plus de femmes ministres de l’environnement, chefs d’entreprise, présidentes et premières ministres, qui puissent pousser les pays à s’attaquer réellement à la crise climatique, créer des emplois verts et construire un monde plus juste et plus durable. L’après-pandémie ne saurait être caractérisée par un recul de l’égalité des genres. L’heure est venue de faire avancer les droits des femmes. Mobilisons-nous ! ».

Die BA

7 mars 2022


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