image

L’INVITE DE MACKY SALL AUX "GRANDS" DE CE MONDE

image

« Je me réjouis du thème de ce dialogue sur les relations OCDE -Afrique dans la perspective d’un avenir commun ». Cette déclaration est de Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (UA), à l’ouverture de la réunion du Conseil ministériel de l’OCDE 2022, à Paris.

Le Président sénégalais vois « cet avenir dans un multilatéralisme inclusif, où les nations recherchent des réponses concertées à des questions d’intérêt commun ». Mieux, poursuit Macky Sall, « je le vois également dans un monde multipolaire, et des partenariats diversifiés et mutuellement bénéfiques, sans exclusion ni exclusivité ».

Le chef de l’État sénégalais, président en exercice de l’Union africaine, figure parmi les dirigeants invités dans le cadre de la réunion du conseil ministériel de l’OCDE 2022 ouverte ce jeudi à Paris. Les ministres se réunissent aujourd’hui et demain pour discuter du thème « L’avenir que nous voulons : des politiques meilleures pour la prochaine génération et une transition durable ».

Cette thématique est d’autant plus à propos pour le Président Sall que, selon lui, « la mondialisation qui était perçue comme une ère d’échanges et de complémentarités pour une croissance et une prospérité partagées, a plutôt accentué les inégalités et généré des pratiques que l’Etat-nation peine à réguler ». Pour étayer son argumentaire, il convoque des études qui, à l’en croire, ont montré comment les notations des agences d’évaluation sont biaisées par des critères sans rapport avec l’économie, comme des facteurs linguistiques et culturels.

« Plus récemment en avril dernier, le Rapport 2022 sur le financement du développement durable a relevé la sévérité des Agences vis-à-vis des pays du Sud et leur relative indulgence à l’égard des pays industrialisés », argumente-t-il. Ainsi, selon lui, « il est souhaitable que des instances comme l’OCDE, le G7 et le G20 engagent un échange franc avec les Agences d’évaluation pour instaurer plus d’objectivité et d’équité dans les critères de notation ».

Face aux limites de l’aide publique au développement, Macky Sall propose que « l’OCDE examine la possibilité de réformer les conditions d’accès au crédit export, en assouplissant les règles sur les taux du crédit et la durée des délais de grâce et des périodes de remboursement ».

Sur les questions conjoncturelles, pense-t-il, « l’Afrique plaide pour la réallocation partielle des DTS, après l’émission historique de 650 milliards de dollars en DTS sur lesquels elle a reçu son quota de 33 milliards, soit 5% ».
L’un dans l’autre, le Président en exercice de l’UA croit dur comme fer qu’ « au sein et entre les nations, il ne peut y avoir de destin commun quand ceux qui ont plus gagnent toujours plus, et ceux qui ont moins perdent toujours plus ».

À cet effet, et pour un avenir commun, il ’invite à « construire ensemble un partenariat réinventé, fondé sur une nouvelle éthique relationnelle, faite de confiance et de respect mutuels, pour un monde plus humain, plus juste et plus équitable ».

MT

9 juin 2022


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article