L’OPTION PRISE PAR LE SÉNÉGAL, LE MALI ET LA COTE D’IVOIRE

news-details
Gestion des données migratoires

Des statistiques nationales et exhaustives sur les données migratoires continuent d’être un souci chez les acteurs de la migration. Mais le Sénégal y travaille. C’est l’assurance faite l’ambassadeur – Directeur de Cabinet du Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Christian Assogba.

Pour lui, il est impossible de bâtir des politiques publiques dans le domaine de la migration sans des données fiables. « Il faut comprendre également que quand on veut formuler des politiques publiques, il faut que ces politiques soient basées sur des faits bien renseignés. C’est là l’importance des statistiques.

L’autre volet est qu’au niveau des statistiques, que les trois pays, Sénégal, Mali et Côte d’Ivoire, plus le Zimbabwe et l’Afrique du Sud puissent harmoniser leur méthode statistique. C’est tout l’intérêt que nous avons à participer à ce projet et que nous accueillons favorablement l’appui de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique qui fait un plaidoyer. Parce qu’elle accompagne le travail qui est déjà fait et essaie de compléter ce qui est déjà fait sur le terrain.

M. Assogba a présidé, ce mercredi matin, la cérémonie d’ouverture de l’atelier portant sur le thème « Gestion de la question migratoire en Afrique : Cas du Sénégal ». Cet atelier de deux jours va permettre à ces six pays membres de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) de renforcer leurs capacités en vue de l’élaboration de politiques et programmes de migration fondés sur des données statistiques fiables et exhaustives.

« Il est heureux que le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Mali se retrouvent autour de ce projet de la CEA, parce que, fort heureusement, nous travaillons également sur d’autres projets. Ce sont trois pays phares en Afrique de l’Ouest sur la question migratoire. Nous sommes des pays de départs, de transit et d’accueil. Nous faisons partie du corridor migratoire. Nous avons mis en place, chacun à son niveau, des politiques pour essayer de favoriser l’immigration régulière.

Parce qu’il faut comprendre également que la migration est un phénomène naturel. On ne peut pas l’arrêter. Vouloir l’arrêter serait un jeu à somme nulle. Ceci dit, le Sénégal, le Mali et la Côte d’ivoire, ont chacun, de leur côté, entrepris des actions pour pouvoir réguler le phénomène migratoire. C’est la raison pour laquelle, le CEA a reconnu l’importance de leur travail, l’importance des gouvernements des trois pays pour pouvoir les inviter à formuler des politiques qui sont basées sur l’importance des statistiques », a-t-il signalé.

Vous pouvez réagir à cet article