L’ORCHETRA BAOBAB, LE CORNET DE "YAMBA" ET LA POLICE GAMBIENNE

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FRONTIÈRE SÉNÉGAMBIENNE

Les musiciens du mythique groupe Orchestra Baobab n’oublieront pas de sitôt leur dernier séjour au Sud du pays. Partis assurer l’animation de la cérémonie d’inauguration du lycée Balla Moussa Daffé de Sédhiou, ils ont eu des bisbilles avec des éléments de la Brigade de lutte contre le trafic des stupéfiants en Gambie, sur le chemin de leur retour à Dakar. Ces derniers disent avoir ramassé des graines de chanvre indien sur le marchepied du véhicule des artistes et un cornet de chanvre indien dans la boite à gants.

Ainsi, les musiciens ont dû payer la somme de 160 mille francs CFA afin de pouvoir continuer leur voyage. « On nous avait invités à l’inauguration du lycée Balla Moussa Daffé. Nous avions naturellement répondu à l’invitation pour assurer l’animation. Le séjour s’est bien passé mais, en rentrant à Dakar, on a eu des problèmes avec les éléments de la Brigade de lutte contre le trafic des stupéfiants de la Gambie. Arrivés au niveau du pont Farafegny, ces derniers nous ont arrêtés pour fouiller le véhicule », a expliqué Thierno Ka, un des responsables de l’Orchestra Baobab.

Il poursuit sa narration des faits : « Ils nous ont fait descendre du véhicule. On était une dizaine de personnes. Ils ont commencé à fouiller le véhicule. Ils ont ramassé un cornet de yamba et des graines sur le marchepied du véhicule. Ils ont arrêté le chauffeur en voulant l’imputer la paternité du chanvre indien. Ce que ce dernier a refusé ». A en croire M. Ka les policiers gambiens leur ont réclamé de l’argent pour la libération du chauffeur.

Au début, les artistes avaient refusé de verser le montant demandé mais, comme ils commençaient à perdre de temps et que l’un des musiciens devait baptiser son enfant, ils ont finalement casqué pour poursuivre leur trajet. « C’est moi qui ai rangé tous les bagages des musiciens et, en aucun instant, je n’ai constaté quelque chose qui ressemblait à du chanvre. Pour moi, ils ont fomenté le coup pour nous soutirer des sous. Ils nous avaient demandé 400 mille francs CFA. Mais, après négociation, nous leur avons donné 160 mille francs CFA. Nous avons payé parce que nous étions très fatigués. En plus, les policiers étaient d’une arrogance qu’on ne peut pas décrire », a fait savoir M. Kane qui dit avoir saisi les autorités gambiennes pour dénoncer cet acte.

Nos tentatives d’entrer en contact avec la brigade de lutte contre les stupéfiants en Gambie ont été sans succès.

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