L’UCAD DEVRAIT ÊTRE INSCRIT DANS LE GUINESS

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SOKHNA DIAGNE NDIAYE, HOMECOMING

Le Homecoming-DELSI NANU- Retour des anciens à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) aura lieu du 1 au 6 décembre 201, conjointement avec la célébration du Centenaire de la Faculté de Médecine, Pharmacie et d’Odontologie (FMPO). Initié par la Fondation UCAD, le comité d’Initiative des Anciens a été mis sur pied par les tout premiers diplômés de l’université (promotions 1950-1960). Il s’agit de faire revenir à l’UCAD les diplômés ou alumni des différentes générations, toutes disciplines confondues. Ce, dans « le but d’engager la réflexion pour l’université du futur », décline Dr Sokhna Diagne Ndiaye, la présidente de la commission des anciens alumni et amis de la Fondation de l’UCAD, invitée de la matinale ’’Dakar direct’’ sur Iradio, ce vendredi.

En outre, souligne-t-elle, « la fondation a des buts spécifiques qui sont de cultiver l’esprit de solidarité au sein de la communauté universitaire, d’appuyer l’UCAD particulièrement les activités liées à la recherche, à l’enseignement et à l’amélioration des infrastructures et des conditions de vie des étudiants. »

Autre aspect « très important », c’est la « contribution à la pacification et à la stabilité de l’espace universitaire parce qu’on sait que cela pose beaucoup de problèmes liés essentiellement à la massification. L’UCAD compte aujourd’hui plus de 100 mille étudiants. C’est pratiquement une ville pour une université qui était prévue pour accueillir 30 mille étudiants. Donc, l’UCAD accueille trois fois plus que prévu. Forcément, cela crée des problèmes au niveau de l’espace universitaire, des moyens qui devaient être déployés pour que les enseignements de qualité se fassent, de la prise en charge sociale des étudiants, il faut leur trouver où habiter, qu’ils aient des restaurants. Bref, cette massification a engendré pas mal de problèmes. Et la Fondation aujourd’hui, essaie de prendre en compte tous ces problèmes-là. »

Inscrire l’Ucad dans le Guiness

La fondation sonne la mobilisation pour changer la perception que les populations sénégalaises aujourd’hui et mêmes les anciens de l’Université retiennent malheureusement de l’université, selon laquelle « les étudiants font la grève ou bloquent la Corniche alors que l’université fait des choses extrêmement importantes à l’intérieur. »

Dans ce sillage, la fondation de l’UCAD a décidé cette année « d’essayer d’appeler tous les anciens à l’image de toutes les universités anglosaxonnes, Nord américaines où la fondation joue un rôle essentiel pour accompagner l’université dans ses différentes mutations. C’est ainsi que si on prend la plus grande université du monde qui est aujourd’hui Havard, le budget de la fondation des anciens est plus important que celui de l’Université. Ils accompagnent l’université dans tous les critères d’excellence mis en place (bourses, infrastructures, etc) si bien que cette université restera pendant encore longtemps, la première. Les autres universités Nord américaines aussi que ce soit au Canada ou aux Etats-Unis fonctionnent de la même façon. »

D’autant que, formule Dr Sokhna Diagne Ndiaye, l’UCAD, ayant formé plus de 100 mille diplômés à travers le monde et pas des moindres, peut s’inscrire dans les ’’Guiness’’ (records) car c’est la seule université qui a en même temps trois présidents de la République en exercice, Patrice Talon du Bénin, Ibrahima Boubacar Keïta du Mali et Macky Sall du Sénégal, qui sont tous diplômés de l’UCAD. Partout dans le monde, vous trouvez des anciens de l’UCAD. La quasi-totalité des médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes ont été formés à Dakar. »

Au-delà, pour un pays en développement, la présidente de la commission des anciens alumni et amis de la Fondation de l’UCAD estime que « c’est un scandale qu’il y ait moins de 25% de bacheliers scientifiques. « Le gouvernement et nous-mêmes en tant que société civile, en sommes conscients. Il faut que tout le monde y réfléchisse pour intéresser davantage nos enfants, nos petits-enfants aux études scientifiques, qu’ils rejettent totalement parce que pour eux, c’est dur, ce n’est pas compréhensible. C’est un système où tout doit être revu. C’est peut-être les méthodes d’enseignements qui font que nos enfants ne veulent pas aller dans les filières scientifiques. »

Optimiste, l’invitée d’Iradio espère que tous les facteurs qui plombent l’université seront levés en ce sens que souligne-t-elle, le homecoming coïncidant avec le centenaire de la Faculté de Médecine et de Pharmacie, si aujourd’hui, rien que dans ladite faculté, si pendant 100 ans les diplômés formés étaient revenus, l’Université aurait assez de moyens. »

Créée en avril 2009, la Fondation UCAD a été reconnue d’utilité publique en janvier 2010. Le Conseil d’administration est constitué de treize membres dont trois académiques et dix du secteur privé.

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