Levée du corps de Momar Seyni Ndiaye : L’ultime hommage d’une profession à un journaliste « courageux »

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NECROLOGIE

La morgue de l’hôpital Aristide le Dantec s’est révélée très petite pour accueillir la foule immense qui est venue dire au revoir à Momar Seyni Ndiaye, décédé ce mercredi. Parents proches, amis, collègues, journalistes, autorités politiques, coutumières et religieuses ont été tous là pour rendre un ultime hommage au défunt. La tristesse et la consternation se lisaient sur les visages. Les témoignages sur l’homme étaient unanimes ce jeudi, à l’occasion de la cérémonie de levée du corps.

Le défunt est décrit comme un journaliste engagé et très professionnel qui avait le courage de ses idées. « Nous avions des rapports assez particuliers. Ce que je retiens de lui c’est qu’au-delà de l’éthique et de la déontologie, c’était un journaliste émérite. Il travaillait avec le courage de ses idées, ce qui n’est pas courant de nos jours. Il osait dire des choses que beaucoup de journalistes n’osent pas dire. Il avait un sacré dose de courage pour réussir ce métier », a témoigné l’ancien directeur de la Rts Mamadou Baal.

Pour sa part, le président directeur général du Groupe D-Média, Bougane Guèye Dany, estime que la disparition de Momar Seyni Ndiaye est une perte énorme pour le monde de la presse et de la communication. Car, au-delà du journalisme, c’est un professeur qui dispensait beaucoup de cours dans les universités et instituts de la place. « Ce qu’il faut retenir de lui, c’est son professionnalisme, son ouverture d’esprit. Il était toujours ponctuel, très pertinent dans ses analyses ». Communiquant hors-pair, Momar Seyni Ndiaye avait un amour exceptionnel pour le métier journalisme qu’il exerçait avec rigueur et professionnalisme.

Ce qui a poussé Cheikh Tidiane Gadio à dire que Momar Seyni Ndiaye était un modèle dans la profession de journalisme. Toutefois ce que l’ancien journaliste et ancien ministre des affaires étrangères déplore, c’est que les gens n’ont pas pu lui dire tout le bien qu’ils pensent de lui de son vivant.

Ancien ministre de l’organisation professionnelle et du dialogue sociale, Innocence Ntap Ndiaye est venue assister à la levée pour, dit-elle, marquer sa solidarité avec la famille éplorée. « Nous avions des liens très particuliers. Nous prenions nos déjeuners ensemble. Il m’a soutenu et accompagné. Un homme au grand cœur qui assumait ses points de vue en toute indépendance. Le dernier appel que j’ai eu de lui c’était le dimanche. Il m’a appelé pour me taquiner en me demandant si on m’avait consulté. Sa disparition a été une grosse surprise pour moi », témoigne-t-elle.

Abondant dans le même sens, le journaliste-formateur Jean Meissa Diop souligne que le défunt était très généreux. « J’ai bénéficié de sa générosité professionnelle, sa générosité sociale. Il a partagé avec moi son bol », renseigne-t-il. Décédé à l’âge de 67 ans, Momar Seyni Ndiaye repose désormais au cimetière musulman de Yoff.

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