L’université de Lorraine ouvre une enquête après des messages racistes échangés entre étudiants

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Dans un groupe Messenger, les étudiants noirs étaient comparés à des singes.

L’université de Lorraine promet “la plus grande fermeté”. Vendredi 26 avril à la mi-journée, des captures d’écran montrant une conversation Messenger entre plusieurs étudiants en sociologie de l’Université de Lorraine ont littéralement enflammé les réseaux sociaux.

Et pour cause, les professeurs et étudiants noirs y étaient moqués et comparés à des singes. Des messages ouvertement racistes découverts en marge d’un voyage scolaire, rapporte France Bleu Lorraine. “On va faire en sorte que tout le monde soit au courant de cette histoire et (ces étudiants ndlr) soit renvoyés avant les partiels”, s’est indignée l’internaute qui a révélé le pot aux roses sur Twitter.

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Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour que l’établissement se saisisse de cette affaire. “L’université de Lorraine se mobilise au quotidien contre toutes formes de discriminations. Elle condamne la gravité des actes racistes dont elle a pris connaissance aujourd’hui commis sur les réseaux sociaux”, a régi la fac dans un tweet, précisant qu’une “enquête interne sera instruite avec la plus grande fermeté”.

Le syndicat étudiant l’Unef ainsi que la Licra ont appelé l’établissement à prendre des sanctions contre ces étudiants.

Une victime de ces actes racistes a témoigné pour le média en ligne Brut. “Ils sortaient leurs téléphones pour nous prendre en photo et les mettre dans ce groupe en se moquant de nous, en nous traitant de singes, en nous traitant de “Noirs énormes”, en nous traitant de bonobos”, raconte cette étudiante, décrivant un phénomène de ségrégation dans cette promo, où les étudiants blancs ne se mélangent pas aux étudiants noirs.

Les victimes ont fait savoir qu’elles comptaient poursuivre les membres de ce groupe et qu’un avocat a déjà été contacté en ce sens : “même si nous sommes étrangers, nous sommes dans un État de droits”.

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