LA BANQUE MONDIALE ENGAGÉE À SOUTENIR LA PHASE II DU PSE

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GROUPE CONSULTATIF DE PARIS

La Banque mondiale est engagée à soutenir le deuxième Programme d’Actions Prioritaires 2019-2023 du Plan Sénégal Emergent. C’est le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Monsieur Hafez M. H. Ghanem qui a donné l’assurance, ce lundi, à la cérémonie d’ouverture du Groupe consultatif, ouvert à Paris. « Nous, au Groupe de la Banque mondiale, nous sommes fiers de notre partenariat avec le Sénégal et des bons résultats du PSE et nous resterons engagés pour soutenir le PAP 2 du PSE », a-t-il déclaré.

Auparavant, il a eu à vanter les réalisations du gouvernement grâce au Pse. Selon lui, rares sont les pays qui ont pu afficher des taux de croissance de plus de 6 % pendant 4 années consécutives comme le Sénégal. Une croissance qui, dit-il, doit beaucoup aux importants objectifs atteints par le PSE dans l’agriculture, l’amélioration du climat d’investissement et les infrastructures.

Mieux, estime-t-il, cette croissance a également permis d’atteindre d’importants objectifs sociaux, notamment dans l’accès aux services de base, la lutte contre la malnutrition, la protection sociale et l’assurance maladie universelle, entre autres. « Le Groupe de la Banque mondiale est fier d’avoir contribué à la réalisation des objectifs du PSE grâce à un partenariat solide avec le peuple sénégalais, à travers son gouvernement », s’est-t-il réjoui.

Dans son allocution, Monsieur Hafez M. H. Ghanem a insisté sur le développement du capital humain qui, à son avis, est au cœur du développement économique et social. D’ailleurs, il informe que le nouvel indice de capital humain (ICH) de la Banque mondiale donne pour le Sénégal un score de 0,42, sur une échelle allant de 0 à 1. Ce qui signifie, indique-t-il, la cohorte d’enfants sénégalais nés aujourd’hui n’atteindra que 42% de son potentiel de productivité d’ici l’âge de 18 ans si les tendances dans l’éducation et la santé restent constantes. « Ce score place le pays au 121ème rang mondial (sur 157 pays classés), légèrement au-dessus de la moyenne de l’Afrique Sub-Saharienne (qui est de 0,40), mais en-dessous des pays avec lesquels le Sénégal aspire à se comparer dans le contexte de l’émergence », a soutenu le vice-président de la Banque mondiale en Afrique. Qui encourage le gouvernement du Sénégal à aller encore plus loin dans cet élan de promotion du capital humain. Ce, avec une attention redoublée notamment sur l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants sénégalais et la réduction des mariages précoces et de la fécondité chez les adolescentes, tout en poursuivant les efforts sur la couverture des foyers les plus pauvres et les plus vulnérables en bourses familiales et en couverture maladie et autres services sociaux.

Il a, en outre, exprimé toute sa satisfaction sur les réformes accomplies ces dernières années dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications et de l’économie numérique. Lesquelles ont permis, renseigne-t-il, de débloquer un financement budgétaire d’appui aux réformes de 180 millions de dollars, approuvé vendredi dernier, le 14 décembre, par notre conseil d’administration, et qui qui constitue le plus important appui budgétaire de la Banque mondiale au Sénégal.

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