LA CHAMBRE D’ACCUSATION ROUVRE L’AFFAIRE DIBÉ NIANG

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KAOLACK

Mère de quatre enfants, Dibe Niang a été tuée dans la nuit 23 au 24 mars 2016 à Tewrou village situé dans la commune de Nguénou, département de Guinguinéo. Le présumé meurtrier était son mari avec qui elle avait passé la nuit le jour des faits. Ce dernier arrêté, avait finalement bénéficié d’un non-lieu parce que le magistrat instructeur n’avait pas suffisamment de charge contre lui pour lui imputer les faits. Mais quatre années plus tard, cette affaire connait un rebondissement. En effet, la chambre d’accusation près la Cour d’appel de Kaolack a infirmé l’ordonnance du juge d’instruction et a ordonné la poursuite de l’information judiciaire. Ce, pour que la lumière soit faite dans cette affaire.

L’avocat de la famille de la défunte considère cette décision comme une victoire. « Je pense que c’est une victoire de la famille de Dibe Niang qu’on a retrouvé morte alors qu’elle a passé la nuit dans sa propre demeure avec son mari et le lendemain ce dernier avait dit qu’il l’a trouvée pendue au niveau d’un arbre », explique Me Assane Dioma Ndiaye. Avant d’ajouter : « À l’époque, les enquêteurs et le médecin légiste avaient contredit cette thèse du suicide. Une information a été ouverte et on a été surpris de voir le juge rendre l’ordonnance de non-lieu. Autrement dit, ce serait un crime sans coupable. Nous avions estimé que ce n’était pas possible du fait que les faits se sont déroulés dans un milieu fermé et qu’il y a une tentative de dissimulation de la vérité ».

D’après l’avocat, les magistrats de la chambre d’accusation ont estimé qu’on ne pouvait pas conclure, de façon prématurée, à un crime sans coupable. Sur ces entrefaites, l’ordonnance de non-lieu a été annulée et le dossier sera rouvert. « C’est la chambre d’accusation qui va, de par son pouvoir d’évocation, continuer l’information. Et, elle s’est donnée un délai de deux mois », renseigne l’avocat. Qui n’a pas manqué de faire part de la satisfaction de la famille qui est très soulagée après que cette décision a été rendue. « Il y a de l’espoir que ce crime ne restera pas impuni et on connaitra la vérité des faits. Le déni de justice c’est de dire que la justice ne peut pas éclaircir cette affaire. Ce serait la faillite de l’Etat de droit si la justice n’est pas en mesure de prendre en charge les questions qui se posent à la société », a martelé Me Assane Dioma Ndiaye, estimant que cette affaire doit aller devant une juridiction de jugement.

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