LA COMMISSION CELLULAIRE FIXE SON CAP : « DÉFENDRE NOTRE DEVISE »

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DIALOGUE NATIONAL

Défendre la cohésion nationale contre la malédiction du pétrole. Le Général Mamadou Niang fixe ainsi l’une des missions de la commission cellulaire chargée de conduire le dialogue au niveau du cadre de concertation sur le processus électoral, dont il est le président. Son équipe et lui ont été installés, ce vendredi, 31 mai, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, à la Direction générale des élections (DGE). Chapeautée par Famara Ibrahima Sagna, la commission est composée, outre le Général à la retraite, de Mamadou Niang, ancien ministre de l’Intérieur et ancien président de l’Observatoire national des élections (ONEL), par Pr Babacar Kanté, Professeur titulaire des universités et ancien membre de l’ONEL, d’Abdoul El Mazide Ndiaye, membre de la société civile et du Professeur Alioune Sall, ancien juge de la CEDEAO et ancien membre de la commission cellulaire ayant conduit à la création de la CENA.

« Les gens nous ont fait confiance et cela n’a pas de prix dans un pays comme le nôtre, décline le Général Niang. Les meilleures propositions qui sortiront de vos travaux dépendront de nous, chacun dans le tréfonds de sa conscience. Nous endossons donc une lourde responsabilité avec humilité certes mais non sans détermination ; détermination adossée à nos valeurs sociétales, à notre loi fondamentale et à toutes les règles de conduite qui en découlent. Parmi les idées fortes de ces règles de conduite, trônent deux (2) devises, la deuxième subséquente de l’autre est chargée de la défendre. Il s’agit pour la première devise : ’’Un Peuple, un But, une Foi’’. Nous ne sortons pas de ce cadre, c’est ça qui nous unit, qui nous interpelle tous. »

Ensuite, poursuit-il : « Sur notre drapeau, ’’on nous tue, on ne nous déshonore pas’’. Le socle de la cohésion nationale autour de cette devise, une fois posée, nous remercions en leur rendant hommage, ceux qui depuis l’indépendance, ont maintenu et maintiennent encore notre Sénégal debout, au milieu des bourrasques impétueuses qui ont touché tant de nations autour de nous. » Aujourd’hui, fixe-t-il, par ailleurs, « nous devons scruter l’avenir immédiat mais aussi voir loin pour anticiper et prévenir les nuages dévastateurs que portent avec elle les effluves de pétrole et de gaz. C’est de cela qu’il s’agit sauver notre pays des effets néfastes de la dévastation et de la division. Il est tout à fait normal dans une démocratie que le jeu partisan éclose mais à aucun moment il ne doit prendre le dessus sur notre salut à tous. »

Toutefois, souligne l’ancien ministre de l’Intérieur et président de l’ONEL, son équipe et lui sont des « facilitateurs » : « C’est vous qui discuterez, qui trouverez les meilleures solutions et nous prendrons acte. Si on peut vous aider à rapprocher les positions, à franchir un gap, on le fera bien sûr avec toute la responsabilité qu’il faut mais en espérant toujours trouver le consensus nécessaire nous permettant de faire le deuxième bond. »
Les différentes parties se retrouveront au plus tard le 11 juin prochain pour la poursuite des travaux du dialogue national.

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