« LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE N’A AUCUNE LEÇON À DONNER AUX GUINÉENS »

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Coup d’état en Guinée

Le Commissaire aux affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, Sébastien Nadot, s’inscrit en porte-à-faux avec la communauté internationale qui, comme à l’accoutumée, se confond en condamnations à chaque fois qu’il y a un coup d’Etat en Afrique.

Pour le député de Haute-Garonne, Président de la Commission d’enquête sur les migrations, « il est assurément malheureux que la Guinée, comme d’autres pays d’Afrique, connaisse une fois de plus un coup d’état. Mais peut-être, pour l’heure, que le changement démocratique est à ce prix ».

Dans un communiqué qu’il a rendu public et qui est parvenu à la rédaction de emedia, le parlementaire souligne que « nous ne pouvons pas ignorer, vu de France et d’Europe, que ce coup d’état, qui semble devoir mettre fin à l’aventure autoritaire d’Alpha Condé, est soutenu par une partie significative des Guinéens car il est porteur d’un possible renouveau démocratique ».

Par conséquent, note le parlementaire français, « la condamnation du coup d’Etat par le Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres est malvenu ».
« Où était la communauté internationale quand Alpha Condé bafouait la constitution de la Guinée et le résultat des urnes aux fins de se maintenir au pouvoir ?, s’interroge-t-il.

Avant d’ajouter : « Quelle a été la réaction de la communauté internationale quand les forces du régime d’Alpha Condé réprimaient l’opposition politique, à commencer par les responsables et les militants de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée) dont plusieurs sont morts en prison, faute d’accès aux soins ? »
Dans tous les cas, prévient-il, un coup d’Etat militaire est toujours lourd de périls. Toutes choses qui font que, selon lui, « il nous faudra suivre avec la plus grande attention l’évolution de la situation en Guinée ».

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