« LA COMMUNICATION INSTITUTIONNELLE NE RÈGLE PAS LES CAS COMMUNAUTAIRES »

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LR DU TEMPS

La communication est le facteur important dans la stratégie de résilience mise en place par les autorités pour faire face à la pandémie du Covid-19. Aujourd’hui, cette communication est de plus en plus décriée suite à la montée des cas communautaires. Certains pensent que la communication institutionnelle, adoptée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale depuis l’apparition du virus au Sénégal, devrait être changée et adaptée aux réalités socioculturelles du pays. Ce, d’autant que, la montée fulgurante des cas issus de la transmission communautaire commence à inquiéter les autorités.

Invité à l’émission Lr du Temps, ce dimanche sur Iradio (90.3), le Directeur de l’Institut Africain Leadership et Développement, Mass Lô, reconnait qu’il y a beaucoup de ’’biais’’ dans la communication du ministère. « Il me semble que l’on informe beaucoup plus que l’on communique. Tous les jours, le ministère nous donne une information laconique, vraiment sèche et qui n’est accompagnée d’aucune explication. Et ils (les agents du ministère) utilisent un ensemble de concepts et de termes qui posent problème », a constaté M. Lô.

Ancien agent d’Enda tiers monde, Mass Lô, qui a longtemps travaillé avec les populations à la base, pense le comportement des Sénégalais face à la maladie est complètement lié à la stratégie de communication définie par les autorités. « Le langage de cas communautaire devrait rester entre les scientifiques. Pour le faire comprendre aux communautés, il fallait utiliser les relais communautaires comme les Asc, les délégués de quartiers et les ’’Badianou Gokh’’ »,

Son co-débateur, Amadou Ndiaye est du même avis. Enseignant à l’Ugb, M. Ndiaye note que les cas communautaires évoqués concernent, pour la plupart, des commerçants qui sont dans l’informel. Pour lui, ces gens, ne pourraient pas comprendre une communication institutionnelle, qui est parfois très technique.

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