LA COMPOSITION DU COS-PETROGAZ MODIFIÉE POUR FAIRE DE LA PLACE À L’OPPOSITION

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Énergie

Comme annoncé depuis le mois de septembre dernier, le président de la République, Macky Sall, a décidé d’apporter des modifications dans la composition des membres de l’organe de coordination et de pilotage stratégique du secteur pétrolier et gazier, le Cos PétroGaz. Un nouveau décret modifiant celui n°2016-1542 du 03 octobre 2016 est déjà dans le circuit administratif. L’objectif de ce réajustement est d’ouvrir la structure aux membres de l’opposition et de la Société civile.

En effet, on note sur le projet de décret présidentiel l’annonce de l’entrée des membres de la société civile dans cette structure qui a pour mission, selon la loi initiale, « d’assister le chef de l’Etat dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique nationale en matière de de développement de projets pétroliers et gaziers ».

« Le présent projet de décret introduit des innovations majeures suivantes : L’intégration d’un représentant de la société civile et d’un représentant de partis politiques de l’opposition dans la composition du Cos-Petrogaz », indique le projet de décret.

D’autres décisions comme « le renvoi de la fixation des modalités de désignation des représentants de la société civile et de l’opposition à un arrêté conjoint du ministre chargé de l’Energie et du ministre chargé de l’Intérieur » et « l’adaptation de la composition du COS-Petrogaz à la nouvelle architecture gouvernementale » sont aussi visées dans le projet de décret.

Contacté par Emedia quand le projet avait été annoncé, Demba Seydi coordonnateur régional Afrique de l’Ong "Publiez ce que vous payez" estimait que cette option du président de la République de vouloir élargir Cos-Petrogaz à la société civile et à l’opposition est une demande expresse des acteurs de la Société civile. Toutefois, Demba Seydi prévenait que cet élargissement pouvait également engendrer des problèmes si l’on sait que l’opposition et la société n’ont pas les mêmes préoccupations que le pouvoir. « Est-ce que tous les conseils qui sortent de cette instance seront appliqués par le Gouvernement ? », s’interrogeait-il avant de présager d’éventuels conflits. « Il peut arriver que les membres de la société civile ou de l’opposition veillent proposer que désormais l’adoption des contrats passe par l’Assemblée nationale. Cela peu être un écueil que le président de la République ne veuille pas accepter ».

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