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"LA CONSTITUTION EST CLAIRE, MACKY SALL..."

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Le président Macky Sall sera-t-il candidat en 2024 ? Les Sénégalais, plus particulièrement les hommes politiques, sont partagés sur la question. Cependant, le professeur Ndiogou Sarr publiciste, professeur à la Faculté de Droit à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), pense qu’il s’agit d’une probabilité incertaine parce que la constitution est là. « On interprète que ce qui n’est pas clair. Les dispositions de la constitution sont très claires mais certains veulent nous créer des problèmes. Ils veulent entendre des dispositions tordues. Moi je ne me suis jamais prononcé sur le 3e mandat. Parce que je n’ai jamais entendu le président Macky Sall dire qu’il fera une troisième candidature. Par contre, je l’ai entendu dire qu’il voulait mettre fin à toute cette polémique autour de la question du mandat », a-t-il déclaré devant le jury du dimanche.

Sur les ondes de la 90.3 Iradio, il ajoute : « vous savez que la question des mandats nous a beaucoup perturbé par le passé. Et quand le président de la République est arrivé, il avait fait une proposition pour retourner à la quintessence même de la constitution c’est-à-dire qu’on ramène le mandat à 5 ans et que cette réduction soit appliquée à son mandat en cours. Je pense que le juge avait bien vu et qu’il avait bien raisonné. Et si on regarde cette réforme de 2016, son objet portait sur la durée du mandat et non pas sur le nombre de mandat qui était un acquis depuis la constitution de janvier 2001 ».

Donc, explique-t-il toujours, le président a dit u’il voulait mettre fin à cette polémique et c’est pourquoi la question des mandats est derrière nous. « Il avait dit permettez-moi de solliciter vos suffrages en 2019 et je ferai mon dernier mandat. La constitution est très claire et elle dit que nulle ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs. Donc je ne vais pas verser dans ce débat inutile. Peut-être que ce qui a faussé un peu ce débat c’est sa sortie où il disait je ne dis ni oui ni non », martèle-t-il.

Avant d’ajouter : « mais, la constitution telle que libellée ne permet pas des supputations sur une troisième candidature. Je ne sais pas pourquoi on devait discuter de ces questions. Maintenant, nous sommes dans un pays où quelle que soit la clarté des textes ceux qui ont d’autres ambitions pourraient être amenés à interpréter dans un sens voulu ».

Cheikh Moussa SARR
Photo : Abdoulaye SYLLA

28 novembre 2021


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