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LÀ OÙ L’ÉTAT DU SÉNÉGAL TRAINE LES PIEDS

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La protection sociale n’est pas encore une réalité au Sénégal. Parce qu’elle ne touche qu’environ 50% alors que l’objectif est de 80%. Pour y arriver, le Réseau international sur le droit à la protection internationale (Inspir) a émis un certain nombre de recommandations allant dans ce sens.

Les défis de la protection sociale sont, entre autres, la fragmentation des interventions, le financement inadéquat, le volontariat. Le Réseau international sur le droit à la protection internationale (Inspir) a décelé ces défis lors de la table ronde sur le thème « Place, rôle et responsabilités des organisations de la société civile et des syndicats dans l’amélioration des politiques et programmes de protection sociale ». André Demba Wade a, dans ce sens, indiqué qu’il faudrait que « nous arrivions aujourd’hui à conjuguer nos efforts pour permettre à la population de bénéficier davantage de protection sociale ».

Le leader de Inspir estime que c’est important de faire en sorte que 80% de la population au Sénégal puisse bénéficier de couverture médicale ou de protection sociale. Mais pour arriver à cela, il pense qu’il y a nécessité de travailler sur la coordination du secteur de la protection sociale. Mais aussi d’assurer le financement adéquat. M. Wade est ainsi d’avis que l’Etat a fait des efforts mais traine dans le cadre du financement de sa protection sociale. Ce qui fait que les résultats attendus ne peuvent être atteints dans ce domaine-là.

« Quand je prends la Couverture maladie universelle, l’Etat s’est engagé à subventionner les cotisations des membres des mutuelles, à subventionner les cotisations des bénéficiaires des bourses de sécurité familiale et de carte d’égalité des chances. Mais il y a du retard dans le versement de cette quote-part-là », a-t-il étayé. Le représentant de la société civile soutient que c’est ce qui empêche « aux mutuelles de santé de continuer ». Avançant qu’il y a lieu de travailler sur l’ensemble de ces aspects-là et d’impliquer l’ensemble des acteurs pour pouvoir participer « à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des programmes de protection sociale », a-t-il dit.

« Une loi sur la protection sociale est nécessaire »
De l’avis d’André Demba Wade, le Sénégal développe beaucoup de programmes de protection sociale mais jusqu’à présent, il n’y a pas encore un cadre institutionnel et juridique qui permette la cohérence, l’harmonisation de ces politiques-là. Mame Abdou Faye de la Délégation générale à la protection sociale donne quelques chiffres. « On était à moins de 20% en 2010, et là, on a à peu près 50% de la population du Sénégal qui bénéficie au moins d’une forme de protection sociale. Ce qui est énorme mais l’objectif c’est d’aller à 80% », a-t-il dit.

Suzanne SY

24 juillet 2022


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