LA DEUXIEME DOSE SINOPHARM ADMINISTRÉE À PARTIR DE CE MARDI

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CAMPAGNE DE VACCINATION

La deuxième phase de vaccination, concernant les personnes qui avaient pris leur première dose du vaccin Sinopharm, démarre à partir de ce mardi, 16 mars.

Pédagogie de l’exemple, une quinzaine personnalités en vue dont les autorités sanitaires, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, Pr Moussa Seydi, Dr Abdoulaye Bousso et le président des communicateurs traditionnels, El Hadji Mansour Mbaye, avaient donné le feu vert, recevant leur première dose de vaccin Sinopharm dans les jardins du ministère de la Santé, lors d’une cérémonie retransmise en direct à la télévision, le mardi 23 février dernier.

Ce signal au niveau national avait précédé le lancement dans les différentes régions, à partir du lendemain mercredi, 24 février.

Après Dakar et Thiès, entre autres régions où les opérations ont débuté le 24 février, Sédhiou, Fatick, Kaffrine, Louga et Ziguinchor ont entamé leurs activités le jour suivant, jeudi, 25 février.

Le lundi, 1 mars, c’était au tour de Tambacounda, Kédougou, Diourbel et Kolda.

Chaque fois, les autorités étatiques, religieuses et coutumières ainsi que le personnel de santé en première ligne de la riposte ont ouvert le bal, pour vaincre les réticences chez la population.

Depuis le démarrage de la campagne, les personnes déjà vaccinées au Sénégal, sont invitées, d’abord, à poursuivre le respect des mesures barrières telles que recommandées. Ensuite, à respecter le rendez-vous fixé pour prendre la seconde dose de vaccin. Enfin, de conserver "soigneusement" leur carte de vaccination.

Au Sénégal, 90 000 personnes ont reçu le vaccin Sinopharm et 30 000 celui d’Astrazeneca.

Aucune complication n’est encore signalée concernant le vaccin de la firme chinoise. Pour l’Astrezeneca, la vigilance est, toutefois, de rigueur malgré les assurances de la tutelle. Ce, au moment où plus de sept pays européens ont suspendu leur campagne par mesure de précaution. Pour la France, la mesure prise hier lundi, est en vigueur jusqu’à au moins ce mardi, et ce par précaution, dans l’attente d’une décision de l’autorité européenne.

Après une commande de 200 000 doses Sinopharm, pour une enveloppe de 2,2 milliards F CFA, le Sénégal continue à recevoir des dons dans le cadre de l’initiative Covax, pilotée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’objectif du Covax est de couvrir au moins 20% des cibles prioritaires, équivalent à 8 millions de doses de vaccins.

Le chef de l’État, Macky Sall, qui a reçu sa première dose le jeudi 25 février, a donc rendez-vous le 18 mars pour sa deuxième dose. On se rappelle d’ailleurs de sa boutade faite à l’occasion de sa vaccination au Palais, et qui avait du mal à passer au sein de l’opinion : "le président s’est vacciné, le ministre de la Santé s’est vacciné, nous avons le président du CESE (Conseil économique, social et environnemental, Idrissa Seck), tout le gouvernement de la République. Nous devons donner l’exemple et nous avons donné l’exemple, donc il faut que les autres suivent. Il serait dommage qu’on ne prenne pas les vaccins. Si on ne les prend pas, je vais les donner à d’autres pays africains qui en ont besoin."

En signe de "solidarité", le Sénégal avait déjà mis à la disposition de deux pays voisins, la Guinée-Bissau et la Gambie, 10% de son premier lot de vaccins.

Une personne asthmatique, souffrant d’une comorbidité, et qui s’est inscrite sur la plateforme digitale du ministère de la Santé, nous signale n’avoir toujours pas été contactée pour prendre sa première dose.

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