LA FORTE PRÉSENCE DE DEALERS ET CONSOMMATEURS SÉNÉGALAIS POINTÉE

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Trafic de crack à Paris

Quelque 200 policiers ont été mobilisés, ce vendredi dès 10h (heure française) pour évacuer la centaine de consommateurs de crack et dealers présents dans le secteur Riquet-Stalingrad vers une zone située derrière le périphérique, près de la porte de la Villette.

Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, a indiqué pour sa part, que cette opération d’évacuation a été menée sur ses ordres. « Sur mon instruction, la préfecture de police évacue ce matin les toxicomanes des secteurs des Jardins d’Éole et de Stalingrad. Le combat contre la drogue est un combat quotidien et j’ai entendu la colère des riverains », a-t-il commenté. Réagissant suite à la sortie du ministre de l’intérieur français, Pape Bocar Diallo, franco-sénégalais qui travaille à la municipalité de Paris, a noté la forte présence de Sénégalais parmi les dealers et les consommateurs. "Gérald Darmanin a déclaré qu’il allait prendre contact avec le ministre de l’intérieur du Sénégal pour s’expliquer du sort de certains usagers de drogue et de trafiquants qui sont des Sénégalais, indique-t-il. On sait que la plupart de ces dealers-là sont des Sénégalais. Maintenant, le ministre de l’intérieur sénégalais est interpellé sur ce sur ce sujet-là pour essayer de tirer nos concitoyens de cette situation d’usage de drogue mais aussi de vente de drogue ».

Par ailleurs, il faut dire que ce nouveau lieu, près de la place Auguste Baron, avait déjà été envisagé au printemps pour regrouper les usagers de crack et éviter leur dispersion après l’évacuation des jardins d’Eole décidée par la mairie de Paris et Anne Hidalgo le 30 juin dernier. Déjà à l’époque, faute de lieu fixe décidé, le préfet de police Didier Lallement s’était inquiété du risque de dispersion des toxicomanes.

Mardi 21 septembre au soir, Anne Hidalgo, se rendant sur place devant les Jardins d’Eole, a reconnu que l’interdiction des toxicomanes au parc « a eu un effet pervers qui est de les regrouper dehors », mais, a-t-elle aussitôt ajouté, « le fait de laisser un grand marché à ciel ouvert de crack dans la tolérance totale des autorités de police, ce n’est pas acceptable », visant implicitement le préfet de police Didier Lallement.

Dans son communiqué, la préfecture de police semble de nouveau répondre à la mairie car, écrit-elle, « la fermeture des jardins d’Éole aux usagers de crack décidée par la mairie de Paris entraîne depuis début juillet des nuisances particulièrement élevées pour les riverains des rues Riquet et d’Aubervilliers, dans une configuration urbaine particulièrement inadaptée : rue étroite et passante, proximité immédiate d’habitations et d’écoles ».

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