LA FRANCE ANNONCE L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE

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Affaire des passeports diplomatiques

L’affaire des députés cités dans un trafic de passeports diplomatiques, Boubacar Biaye et Mamadou Sall, est actuellement sur la table de Jean-Yves Le Drian, le ministre français de l’Europe et des Affaires Étrangères, a appris Emedia.sn.

Le Quay d’Orsay a été saisi par un lanceur d’alerte, Seybani Sougou. Il révèle dans un courrier adressé à Jean-Yves Le Drian, que "la délivrance frauduleuse de passeports diplomatiques entâche la crédibilité de l’État du Sénégal, nuit à l’image de la diplomatie sénégalaise et crée un climat de suspicion à l’endroit des bénéficiaires de passeports diplomatiques délivrés en bonne et due forme. Les citoyens sénégalais sont les premières victimes des agissements des députés-passeurs."

Boubacar Biaye et Mamadou Sall signalés comme passeurs

L’extrême-droite de Marine Lepen, dont le cheval de bataille est la lutte contre l’immigration, et les partisans d’Eric Zeymmour exigent tout bonnement la levée de la dispense de visas octroyée aux sénégalais titulaires de passeports diplomatiques et spéciaux.

Pour Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement National de Marine Le Pen, « ce qui est grave dans cette affaire, ce n’est plus le fait de pauvres jeunes désespérés qui au risque de leur vie, périssent entre les océans et le désert mais, des bandits à col blanc qui ne respectent pas la souveraineté du Sénégal encore moins les lois françaises ».

Au téléphone d’Atlanticactu, Sébastien Chenu s’interroge s’il est encore nécessaire que le Sénégal et les autres pays africains-qui sont adeptes de la même pratique- continuent de bénéficier de l’Arrêté du 10 mai 2010 relatif aux documents et visas exigés pour l’entrée des étrangers sur le territoire européen de la France.

"Une enquête est ouverte"

Diane Ouvry porte-parole des amis d’Éric Zemmour met en relief la complicité des hommes politiques français qui, au nom de "l’intérêt supérieur" de la France, ferment les yeux sur des pratiques délictueuses qui sont une manière détournée et légale de conforter l’immigration clandestine.

"Nos services ont bien reçu le courrier dont vous faites état et à ce niveau de prise en charge, je peux vous confirmer qu’une enquête est déjà ouverte et que la partie sénégalaise sera mise à profit pour situer les responsabilités", garantit l’Adjoint à la porte-parole du Quai d’Orsay en charge de l’Amérique, de l’Afrique et de l’océan Indien, et de la coopération de sécurité et de défense, Benoît Hiberty.

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