« LA GRATUITÉ NE PEUT PAS RÉGLER LA QUESTION DE L’EAU A TOUBA »

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Aymérou Gningue

Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar a été, ce dimanche, l’invité de Mamadou Ibra Kane dans le Jury Du Dimanche. Aymérou Gningue, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a saisi l’occasion pour se prononcer sur la visite du président Macky Sall, hier, à Touba.

Le parlementaire a déclaré que cette visite est importante. « Un évènement comme le Magal qui est un évènement de dimension mondial, qui réunit l’ensemble des sénégalais autour du Khalife de Touba, mérite le déplacement du chef de l’Etat. A cela s’ajoutent des programmes que le chef de l’Etat déroule dans les cités religieuses. Et, entre autres, programmes il y’a l’hôpital de niveau 3 qui a été inauguré à Touba.

C’est un outil important pour la préservation de la santé des sénégalais et surtout des résidents de Touba. Parce qu’en termes de densité, vous savez que Touba, en dehors de Dakar, est la plus grande concentration d’habitants », a-t-il soutenu.
Il faut dire que le Magal se déroule dans un contexte marqué par la Covid-19.

Cependant, rappelle le parlementaire, le président avait dit très tôt qu’il faut vivre avec le virus du coronavirus. Parce que, dit-il, le Sénégal de par sa structuration de son économie, de par les questions de solidarité qui nous lient et les questions de foi qui s’expriment de façon exceptionnelle dans notre pays font que les mesures restrictives qui peuvent se faire en Europe ou ailleurs ne peuvent pas se dérouler dans la même forme au niveau du Sénégal.

« Quand on demande d’éviter les rassemblements, cela veut dire de respecter les mesures barrières. C’est vrai que dans un événement comme le Magal, c’est très difficile à respecter. C’est difficile dans ce domaine de réglementer ou de légiférer. Je crois qu’il faut donner les bons conseils.

Et le premier à donner les bons conseils est le Khalife des Mourides qui lui-même a exigé que les gens respectent les mesures barrières à travers son porte-parole. Mais aussi, l’Etat a déployé toutes les structures de santé pour que cet évènement se passe dans la plus belle des manières. Touba est sous haute surveillance sanitaire. Je crois qu’il faut vacciner et continuer à respecter les mesures barrières », a-t-il dit.

Par ailleurs, la ville sainte connaît depuis plusieurs années un problème récurrent d’eau. C’est ainsi que le président du groupe parlementaire de la majorité a indiqué que la question de l’addiction d’eau dans Touba et ses agglomérations est une question centrale qui ne peut pas être réglée simplement par le fait de creuser des forages. « La concentration de forages qu’il y’a à Touba est la concentration la plus dense dans l’ensemble de l’étendue du Sénégal.

Mais, la question c’est que la gratuité ne peut pas régler la question de l’eau au niveau de Touba. Il faut arriver à mettre en place un système où l’eau devient une eau payante de façon à pouvoir générer des ressources capables de supporter les investissements de croissance qui sont des investissements qui viendront fatalement », estime-t-il.

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