LA JUSTICE IVOIRIENNE TRANSMET À LA FRANCE DES MANDATS D’ARRÊT CONTRE SORO ET SES PROCHES

news-details
CÔTE D’IVOIRE

Alassane Ouattara compte mettre la pression sur Guillaume Soro qu’il accuse de crimes graves dans le but de déstabiliser le pouvoir. Alors qu’Emmanuel Macron dans les colonnes de Jeune Afrique, déclarait persona non grata en France l’ex président de l’Assemblée nationale, Ouattara est passé à la vitesse supérieure dans sa traque contre Soro. Son ministre de la Justice, Sansan Kambile a transmis aux autorités judiciaires françaises via les services diplomatiques, des mandats d’arrêt internationaux visant Guillaume Soro et ses proches Abdoulaye Fofana, Issiaka Fofana et Moussa Touré. Dans le document, parcouru par Emedia, Kambile informe avoir été saisi, le 18 novembre dernier par le Procureur général près la Cour d’Appel d’Abidjan, Marie-Leornad Lebry.

Depuis le mois de décembre dernier, plusieurs proches de Guillaume Soro sont emprisonnés tandis que ce dernier a vu sa candidature à la présidentielle du 31 octobre rejetée. L’ex allié de Ouattara s’est alors radicalisé contre la candidature du président en exercice pour un troisième mandat jugé anticonstitutionnelle par l’essentiel de l’opposition ivoirienne.

Réélu au terme d’un scrutin contesté et boycotté par les figures majeures de l’opposition, Ouattara a engagé le dialogue avec Henri Konan Bédié tout en excluant toute possibilité d’inclure Soro dans les discussions. Dans une interview accordée à France 24 et RFI, Alassane Ouattara avait laissé entendre que Guillaume Soro méritait la prison à vie, révélant que des armes ont été retrouvées à son domicile ainsi qu’au siège de son mouvement politique Générations et peuples solidaires (GPS).

D’un autre côté, Emmanuel Macron appuyait Ouattara en assimilant l’activisme de Soro à une tentative de déstabilisation de la Côte d’Ivoire. "Il n’a pas à créer le désordre et sa présence n’est pas souhaitée, sur notre territoire, tant qu’il se comportera de cette manière. Nous ne souhaitons pas qu’il mène des actions de déstabilisation depuis le sol français. Autant nous pouvons accueillir des combattants de la liberté et toute personne qui serait menacée chez elle, autant nous n’avons pas vocation à protéger des activistes qui cherchent à déstabiliser un pays", a déclaré Macron, dans une interview parue dans Jeune Afrique.

.

Vous pouvez réagir à cet article