LA LSDH DÉNONCE UNE CHASSE À L’HOMME

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Retrait de l’agrément à l’ONG Lead Afrique

La fin de l’accord de siège de l’ONG Enda Lead Afrique, qui soutenait entre autres, le mouvement ’’Y’en a marre’’ exaspère au plus haut point le Secrétaire général de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH). Alassane Seck voit, en effet, d’un mauvais œil que l’Etat du Sénégal ait intimé l’ordre à l’Organisation non gouvernementale de cesser toute activité dans notre pays. Le défenseur des droits de l’homme, parle de « scandale » et annonce que cela ne passera pas.

« Si c’est le cas, c’est extrêmement regrettable, fulmine-t-il, contacté par Iradio. Ce serait même dommage qu’au Sénégal, en 2018, qu’on puisse restreindre les activités d’une ONG qui travaille dans le sens d’aider les populations. C’est presque un scandale. On ne comprend pas que pour des raisons, à la limite fallacieuses, qu’on puisse arrêter les activités d’une ONG, qui par définition, aide les populations des épreuves qu’elles vivent. »
Le droit-de-l’hommiste qui regrette cette situation, se dit totalement solidaire envers Enda. Dans ce sillage, il invite « l’Etat (à) revenir à la raison ». Faute de quoi, la société civile va « porter le combat », aux côtés de Y’en a marre et avec Enda.

« Tout le monde est menacé finalement, déplore Alassane Seck. C’est la chasse aux sorcières, ce qui est inopportun. Aujourd’hui, nous sommes prêts, nous serons dans tous les combats ».

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