La mission d’observation épiscopale déplore les premières tendances entachées d’incohérences

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PRÉSIDENTIELLE 2019

Les résultats provisoires de l’élection présidentielle du dimanche seront publiés jeudi ou vendredi prochain par la commission nationale de recensement des votes, dirigée par le président de la cour d’appel de Dakar, Demba Kandji. En prélude à ce rendez-vous, les missions d’observations, qui avaient envahi le Sénégal pour la supervision du scrutin, livrent leurs premières observations. La mission d’observation électorale de la Commission épiscopale Justice et Paix et des Scouts du Sénégal a livré ses observations, ce mercredi 27 février 2019.
Elle avait déployé 1000 observateurs et superviseurs pour surveiller le déroulement du scrutin dans 4600 bureaux dans 43 départements du pays. Les observateurs et superviseurs de ladite commission ont, en dépit de quelques légers retards relevés, constaté que les bureaux de vote ont ouvert et fermé à l’heure. En sus, ils ont relevé que le matériel électoral était disponible et fonctionnel dans la grande majorité des bureaux de vote. « Nous avons constaté que le scrutin s’est déroulé dans un climat serein et apaisé. Les dysfonctionnements constatés n’ont pas entaché la sincérité du scrutin », a déclaré Abbé Alphonse Seck, chef de la mission d’observation. Ces dysfonctionnements sont, selon lui, dus au fait que certains électeurs ont eu du mal à retrouver leurs bureaux de vote. Ce, à cause des changements intervenus et dont ils n’étaient pas suffisamment informés. D’après Abbé Alphonse Seck, la bonne tenue du scrutin démontre que des défis majeurs ont été relevés notamment sur les points liés à la transparence et à la sincérité du vote. Contrairement à certains politiques qui jettent l’anathème sur la presse, Abbé Alphonse Seck et ses camarades ont magnifié le travail des journalistes. Lesquels ont, selon eux, fait une bonne couverture.

Des incohérences notées dans les premières tendances

Cependant, la mission d’Observation électorale conjointe de la commission épiscopale Justice et Paix et des Scouts du Sénégal a tiré des enseignements du processus. Pour Abbé Alphonse Seck, la confirmation de la maturité civique des populations, illustrée par le calme et la sérénité qui ont caractérisé le déroulement du scrutin, conforte l’enracinement progressif de la culture démocratique. En outre, il apprécie à sa juste valeur la volonté de la société civile sénégalaise et sa capacité à s’organiser et à s’engager dans processus électoral. Ce, pour l’avènement durable d’un Etat de droit et l’enracinement de la démocratie. Toutefois, la mission souligne que des défis restent à relever. Dans cette option, elle recommande à la Cena de continuer à renforcer les capacités techniques et opérationnelles des agents électoraux, de renforcer la bonne collaboration avec la société civile. Egalement, elle recommande au ministère de l’intérieur de maintenir et améliorer les efforts de communication sur la carte électorale modifiée pour une bonne orientation des citoyens à l’occasion des prochaines élections. Aux candidats et autres acteurs politiques, il leur est demandé d’engager toute contestation éventuelle dans le strict respect de la loi électorale sénégalaise et de manière pacifique. Mais également de s’abstenir à faire toute déclaration susceptible de porter atteinte à la paix, à l’ordre public et à l’unité nationale.

La mission n’a pas vu d’enfant voter

A la presse nationale et internationale, elle les invite à rester dans leur rôle d’informateur et à éviter de publier des résultats non officiels et de fausses tendances. Sur ce point, il a déploré les premières tendances « entachées d’incohérences » données par une certaine presse. Sur ces entrefaites, il appelle tout le monde savoir raison gardée. « Nous devons laisser les organes officiels chargés de publier les résultats faire leur travail dans la tranquillité. Ces incohérences participent à créer un climat délétère dont le pays n’a pas besoin ». S’agissant des vidéos sur lesquelles on voit des enfants voter, Abbé Alphonse Seck a indiqué que les observateurs et superviseurs qu’ils avaient sur le terrain n’ont pas relevé cela. Mais, précise-t-il : « Nous n’étions pas dans tous les bureaux de vote du Sénégal ».

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