LA PASSION PATRIOTIQUE DE LA DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE

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Sénégal-Turquie

Le Sénégal et la Turquie entretiennent des relations jugées « excellentes et mutuellement bénéfiques ».

Le rapprochement, amorcé en 1962, date de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, suit une courbe ascendante au gré des échanges, des visites, des découvertes, des contacts de terrains et de la familiarité entre acteurs qui se jaugent, s’apprécient et établissent des passerelles par des canaux appropriés.

C’est ainsi que le volume des échanges est passé de 200 millions de dollars US, en 2016 à 402 millions de dollars US en 2019, ce qui a fait dire au Président de la République de Turquie, Son Excellence Monsieur Recep Tayip Erdogan, le 20 janvier 2020, à Dakar que « les relations sont au beau fixe et les investissements de la Turquie au Sénégal concernent 29 projets, totalisant 775 millions de dollars US ».

La trouvaille sénégalaise a été d’impulser, surtout après 2012, le volet diplomatie économique dans des pays susceptibles de contribuer concrètement à l’édification par le Sénégal, de son émergence.

La Turquie a été identifiée comme un de ces pays. Outre l’ambassade, déjà appréciée pour son dynamisme, notre compatriote Cheikh Diallo pilote avec doigté et efficience, la section Affaires économiques au sein de la Chancellerie, établie à Ankara, la capitale.

Ce Chevalier de l’Ordre National du Lion, est devenu Premier Conseiller chargé des Affaires économiques après la suppression en juin 2019, pour des raisons budgétaires, de tous les 10 Bureaux économiques que le Sénégal comptait à l’étranger.

Diplomate de carrière, rompu au métier, il a également occupé les fonctions de Directeur de l’Appui à la Promotion Economique, Culturelle et Touristique (a.i) au sein du Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur.

A son actif, il se prévaut d’avoir monté, animé et impulsé, avant les suppressions précitées, les deux Bureaux économiques du Qatar et de la Turquie.

A l’appel du devoir, il avait auparavant longtemps séjourné en Inde où il s’occupait également des Affaires économiques. Il y a effectué deux séjours fructueux (d’après les statistiques et les résultats concrets), totalisant 16 années de présence et reste toujours imprégné par les valeurs et les prouesses économiques de cet immense pays qu’il aime et adore, depuis l’enfance.

Entre ses deux odyssées indiennes, il avait été détaché au Ministère du Commerce et des PME, en qualité de chef du SAGE.

Après l’Inde et un passage de ressourcement au Ministère des Affaires étrangères, il est affecté au Qatar, en qualité de Ministre Conseiller, Chef du Bureau économique.

A Doha, l’entreprenant diplomate, féru d’économie et d’affaires, réussi la prouesse de mobiliser de substantiels portefeuilles d’affaires pour le compte de son pays, notamment avec la Société nationale Nebras Power qui a eu à conclure avec la SENELEC un accord de GAS TWO POWER, signé le 25 mai 2015 à Dakar et grâce à la visite du Docteur Seetharaman, CEO de Doha Bank Group (20 milliards de USD), entre autres.

Revenu d’un mémorable voyage au Sénégal, l’influent banquier Dr. R. Seetharaman n’a pas tari d’éloges et a écrit des articles notamment, dans le réputé journal Gulf Times, car il a vu le Sénégal comme un creuset d’opportunités favorables à l’expansion économique grâce aux flux d’investissements attendus du fait des réformes entreprises.

Au Qatar également, l’entregent de Cheikh Diallo lui avait permis de contribuer activement à la signature d’un Accord bilatéral destiné à décrocher des milliers d’emplois pour de jeunes sénégalais dans des domaines variés de la construction, en prévision de la Coupe du Monde 2022, que s’apprête à organiser à ce pays, premier producteur mondial de gaz naturel liquéfié.

A son actuel poste de travail en Turquie, Cheikh Diallo est parvenu à décrocher la timbale, en démarchant et en trouvant les arguments pour convaincre, après un an d’efforts, le puissant Groupe sidérurgique de M. Fuat Tosyali de venir investir au Sénégal pour exploiter le fameux fer de la Falémé à l’est du pays.

Il n’en est pas peu fier puisque l’investissement privé entièrement bouclé, sur ce projet de fer (avec les dérivés de l’acier) va se chiffrer à peu près à 3 milliards de dollars US.

Au propre et au figuré, il abat un travail de titan, servi par un commerce facile, une courtoisie et une disponibilité constantes, ainsi qu’une profonde immersion dans le quotidien de ce peuple turc remuant, entreprenant et créatif.

Cheikh Diallo, en fin observateur, détecte très vite les dynamiques, cerne les problématiques et identifie avec finesse les acteurs. Son expérience et son flair, mis à contribution lui permettent d’aller à l’essentiel, sans perte de temps , sans se presser non plus.

Il s’emploie à humer l’air des situations, d‘où sa présence sur les lieux d’élaboration des projets, les rencontres (nombreuses et variées) avec ceux qui les ficellent l’aident à trouver des connexions, à assurer des jonctions en dépit des différences de cultures, du niveau inégal de développement.

Longiligne, au physique de baroudeur, Cheikh Diallo ne passe pas inaperçu.

Certes il cultive la discrétion, mais sa prestance et son sens de l’anticipation le propulsent au-devant des initiatives qui rapprochent les hommes et les entreprises.

A ses yeux, le Sénégal est un immense chantier à ciel ouvert, avec des potentialités illimitées.

Les Turcs, compétitifs parce que patriotes, bien formés, travailleurs et disciplinés, sont présents sur tous les marchés mondiaux, avec des produits bien conçus pouvant rivaliser avec ce qu’il y a de mieux en termes de qualité et de finition.

Il s’y ajoute « qu’ils font des produits aux normes européennes à des prix quasi chinois ».

Selon les confidences des opérateurs économiques turcs, Cheikh Diallo a réussi à s’introduire dans le cercle restreint des capitaines de l’économie de la Turquie et il travaille, entre autres, en parfaite osmose avec les responsables et les acteurs de (DEIK) et de (MUSIAD), deux organisations faitières qui s’occupent des relations extérieures des hommes d’affaires et des industriels de la Turquie.

M. Diallo accompagne ainsi des délégations d’hommes d’affaires turcs au Sénégal, tout comme il prépare la venue en Turquie d’opérateurs économiques sénégalais.

En sa qualité de Premier Conseiller, chargé des Affaires économiques, il se considère comme un infatigable (jamais de congés) « soldat de l’économie, un ouvrier et une sentinelle de l’émergence » et multiplie les initiatives, en quête d’opportunités pour de futures mises en relations.

La Turquie qui sait qu’une part importante de son avenir se trouve en Afrique a fait du Sénégal sa porte d’entrée, sorte de laboratoire d’expérimentation des business à créer, des partenariats à sceller, des liens à forger et des investissements à injecter, quand les critères de base sont réunis pour répondre aux exigences de performances.

Les Turcs explorent tous les secteurs y compris et surtout le commerce, l’agriculture, l’agrobusiness, l’horticulture, l’industrie et sont ébaubis par nos avantages comparatifs qui restent « imbattables »

En raison de nos multiples atouts, ils ont choisi le Sénégal comme une destination privilégiée et leur tremplin vers notre continent et ses richesses.

Leur emblématique compagnie aérienne, Turkish Airlines a déjà augmenté ses vols en direction de Dakar du fait de l’accroissement de la demande et des intérêts qui se manifestent.

Huit vols passagers et deux vols cargo hebdomadaires desservent cet itinéraire qu’empruntent de plus en plus d’Africains qui eux-mêmes plébiscitent Dakar comme un hub aérien.

Clairement, Dakar est la base de Turkish Airlines qui se perçoit comme une hirondelle annonciatrice d’un printemps des affaires en connexion avec l’internationale.

Cheikh Diallo considère que « L’avenir, le succès, la pérennisation des échanges ne seront possibles et durablement profitables pour notre pays, qu’avec une implication stratégique, permanente et efficiente de notre secteur privé national ».

De même que les businessmen turcs se pressent au Sénégal, il est important que nos décideurs et opérateurs économiques aillent en Turquie pour « nouer des partenariats, importer les technologies, les industries et ramener du savoir-faire, des emplois et des investissements », estime Cheikh Diallo.

Un clin d’œil à l’option d’industrialisation contenue dans le PAP 2a, à l’exploitation prochaine de nos richesses en hydrocarbures, à la Pétrochimie, à la valorisation du contenu local, ainsi qu’à la fabrication, au Sénégal, des produits de substitution aux importations.

Dans ces domaines également, l’expertise et l’expérience de la Turquie sont établies, de même que dans les technologies de pointe, le numérique, le digital et les médias à très forts tirages…

La Turquie, un géant qui s’affirme et s’assume en face du Sénégal, un géant en devenir….

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